Littérature : l’Harmattan Guinée présente deux ouvrages de l’écrivaine Fatoumata Sano

964

« Ne les laisse pas cotiser pour mon cercueil » et « La fille de l’éléphant et de la lionne ». Ce sont là les intitulés de deux ouvrages écrits par Fatoumata Sano, édités par l’Harmattan Guinée, qui les a présentés ce jeudi 21 janvier 2021.

Le premier est un roman que l’auteure a écrit pour sa défunte tante décédée à Dakar alors que Fatoumata Sano était à Conakry. Mais avant, elle dit s’être rendue à son chevet avec l’espoir qu’elle s’en sortirait. Hélas, elle a finalement succombé !

« Donc, je suis restée plusieurs jours à pleurer et à penser à elle », se souvient Hadja Fatoumata Sano qui s’est aussitôt mise à l’écriture. En trois jours, elle finira par produire un manuscrit qui n’était pas destiné à être publié. Mais ayant soumis ces écrits à la lecture de sa fille, celle-ci lui a suggéré de les faire publier.

A ce jour, le livre présente une vertu thérapeutique. En ce sens qu’il a aidé l’auteure de se soigner d’un mal qui la rongeait jusque- là.

Le second ouvrage, Mme Sano le dédie à sa maman. « Parce que ma maman nous a initiés aux contes, très jeunes. Parmi les enfants, j’étais celle qui était plus intéressée par les histoires qu’elle nous contait, de sorte que même quand elle somnolait, je la suppliais pour lui demander la fin de l’histoire. Donc, c’est comme ça que j’ai pensé, une fois que j’ai publié le livre sur ma tante, alors que j’avais des histoires en tête, je les ai mises sur papier pour les publier », a-t-elle expliqué.

Pour Fatoumata Sano, les femmes ont beaucoup de choses à dire, et qui ne soient pas forcément en rapport avec leurs conditions de vie ou d’existence de tous les jours.

« Mais le problème que nous avons, c’est que nos élèves ont beaucoup de lacunes à la base. Donc, il faut qu’ils acceptent de se remettre à niveau – bien entendu – par la conjugaison, la grammaire, la syntaxe, les tournures grammaticales, la concordance des temps et tout ce qui s’en suit, pour pouvoir écrire. Mais lire aussi, parce que quand on ne lit pas, on ne peut pas écrire non plus. On lit pour s’inspirer de ce qu’on a lu sans faire de copier-coller, ni de plagier, en essayant de sortir quelque chose qui peut intéresser les gens », a enseigné l’auteure.

Les deux ouvrages sont disponibles dans les rayons de l’Harmattan Guinée qui les a édités et qui s’occupe également de leur diffusion.