Litterature : L’Harmattan-Guinée présente le livre du lieutenant-colonel Hamidou Soumah

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Le chef du Centre opérationnel de l’Armée de terre vient de publier un livre chez la maison d’édition L’Harmattan-Guinée. L’ouvrage de 138 pages s’intitule « Les nouvelles menaces sécuritaires en Afrique de l’ouest et la riposte des pays de la Cédeao’’.

Il est compartimenté en deux chapitres, dont le premier parle des nouvelles menaces sécuritaires en Afrique de l’ouest à travers  le trafic d’armes, le terrorisme, le trafic d’êtres humains et la traite des personnes.

Le second, quant à lui, aborde les institutions de gestion des crises en Afrique de l’ouest, dont la Cédeao, le G5 Sahel et la Force multinationale mixte de lutte contre le Boko Haram.

Également, il expose sur les cadres juridiques des interventions de ces organisations. Notamment la stratégie de lutte contre le terrorisme de la Cedeao, la convention de l’Afrique de l’ouest sur la lutte contre les armes légères des petits calibres et le dispositif contre la traite des personnes et l’immigration clandestine.

En écrivant ce livre, la finalité recherchée par le lieutenant-colonel Hamidou Soumah correspond à un souci personnel en tant qu’officier d’état-major de contribuer à la sécurité de la Guinée en préparant un document d’anticipation stratégique, motive-t-il.

« Si nous prenons les pays frontaliers de la Guinée, la plupart de ces pays ont été victimes de la guerre. Jusqu’à présent, nous connaissons l’intervention des États-Unis à travers les interventions de la Cédeao et d’autres nations au Mali, mais aussi la Guinée Bissau qui vient tout juste de fermer la mission des Nations-Unies le mois passé. Et je pense que le Libéria, la Sierra Leone, sont également dans ce même cycle », a déclaré l’auteur.

De l’avis de l’officier Soumah, pour le moment, la Guinée est un pays très stable. Et que les forces armées nationales travaillent inlassablement pour que cette stabilité puisse perdurer dans le temps. Pour asseoir son argumentaire sur une base plus ou moins consistante, l’auteur a indiqué que depuis 2013, les troupes guinéennes sont déployées au Mali où lui-même a servi au sein du premier contingent, alors qu’aujourd’hui, la Guinée est au cinquième contingent à Kidal.

En fin connaisseur, le jeune officier ajoutera par la suite que la plupart des menaces qui peuvent arriver à la Guinée, sans vouloir le dire clairement, mais se fondant sur la dynamique des groupes armés terroristes, qu’aujourd’hui, le centre de gravité se trouve vers le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ce qu’on appelle la zone des trois frontières.

« On peut dire que les terroristes sont un peu très francs des zones des trois frontières. Parce que si vous prenez les premiers groupes qui sont nés, notamment le groupe islamique armé qui a donné naissance au Front islamique pour le salut (Fis), qui a donné naissance ensuite l’Alqaida au Maghreb islamique (Aqmi), ce groupe était basé au sud de l’Algérie, à la zone des trois frontières : à la frontière Algérie-Mauritanie-Mali. Ça, c’était dans les années 96. Ensuite, les groupes se sont déplacés avec la crise malienne. Ils sont venus à la frontière Mali-Niger-Burkina dans les années 2012 », a-t-il expliqué.

Et de conclure : « Aujourd’hui, quand on regarde la situation sécuritaire en Afrique de l’ouest, on a comme l’impression que, compte tenu de la présence des groupes terroristes au Mali et au Burkina, il y a une troisième zone de trois frontières qui est en train de se créer avec la Côte d’Ivoire. Donc, on peut dire que la menace est stratégique par rapport à la Guinée, parce qu’elle est distante encore. Mais, je suis sûr que les forces armées guinéennes sont en train de travailler sur des stratégies pour pouvoir contrecarrer toutes ces menaces ».