L’OGDH à propos du référendum : « nous sommes dans la même logique que le FNDC »

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Photo d'archive

Sur le référendum constitutionnel, l’Organisation Guinéenne pour les Droits de l’Homme affiche clairement sa position : « nous sommes dans la même logique FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) ; nous sommes contre un changement de Constitution.» Cette position, déclarée ce mercredi au cours d’une conférence de presse, découle de « la crise provoquée par la décision du Président Alpha Condé de soumettre à une nouvelle Constitution…»

Sur cette crise, l’OGDH a condamné « les basses manœuvres qui consistent à tirer sur la ficelle ethnique pour mettre en mal les communautés qui ont toujours cohabité en paix ; la violation, par les forces de l’ordre, de certains symboles traditionnels; la destruction d’édifices publics; les atteintes à la vie qui ont fait 36 victimes; les menaces, intimidations et mauvais traitements infligés aux hommes de médias… »

L’OGDH n’est pas non plus d’accord avec la gestion de cette crise par le gouvernement. « La position de l’Etat est ambiguë »,estime Abdoul Gadiry Diallo, le président de l’OGDH, qui dénonce un Etat qui s’est clannisé. « On se demande s’il (Alpha Condé) est le Président de tous les Guinéens ou le Président », s’interroge Abdoul Gadiry Diallo. « Quand il y a des morts, il (Alpha Condé) se précipite pour dire que ce ne sont pas les forces de l’ordre. Sur la base de quelle enquête, il dit que ce ne sont pas les forces de l’ordre », a-t-il critiqué.

M. Diallo a également critiqué « le deux poids, deux mesures » de l’Etat « qui s’émeut pour l’incendie à la Casse et ne fait pas la même chose pour les 36 victimes ».

Face à cette crise, le président de l’OGDH ne comprend pas non plus le silence de la CEDEAO. Au point de se demander si pourquoi il n’y a pas une position ferme de l’organisation sous-régionale quand il s’agit d’Alpha Condé. Celui-là même qu’elle a désigné comme médiateur dans des crises en Gambie, en Guinée-Bissau et au Togo. « Il ne sert à rien d’user du langage diplomatique lorsqu’un pays présente des indicateurs menant à une confrontation ouverte », a adressé M. Diallo aux partenaires techniques et financiers, aux organisations sous-régionales, africaines et internationales.