Loi de finances 2019: énorme rabotage dans le budget du ministère de la Jeunesse

décembre 12, 2018 12:59

Le projet de budget 2019 du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune est, comme l’a dit Mouctar Diallo mardi 11 décembre devant les députés à l’Assemblée nationale, le parent pauvre du gouvernement.

Car, ce département n’a que 38 milliards GNF comme budget 2019. Très ambitieux, le ministre avait soumis au ministère du Budget un projet initial de budget de 206 milliards 851 millions 113 mille GNF. Mais lors de la conférence budgétaire, le budget a été arrêté de « commun accord » à 69 milliards 917 millions 623 mille GNF contre 55 milliards 328 millions 178 mille GNF en 2018, soit une augmentation de 14 milliards 589 millions 425 mille GNF.

Malheureusement pour Mouctar Diallo, le projet de loi des finances 2019 n’aura accordé que 37 milliards 993 millions 183 mille GNF. Soit une réduction de 17 milliards 335 millions 15 mille GNF par rapport au budget initial de 2018.

Selon le ministre de la Jeunesse, ce montant représente 0,17% du Budget national de développement (BND). A ce niveau aussi, dit-il, on relève une réduction du budget par rapport à 2018 qui était alors de 0,26% du BND.

«L’analyse de ces résultats montre qu’à l’issue de la conférence budgétaire, le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune demeure le parent pauvre. Pourtant, inspiré par le Plan national pour le développement économique et  social (PNDES), le budget adopté en conférence budgétaire en faveur du département privilégie les projets dont la maturité est avérée. Il prend en compte les axes d’intervention définis par la lettre de mission adressée par monsieur le Premier ministre au ministre de la Jeunesse, mais aussi les orientations contenues dans la déclaration de politique générale de monsieur le Premier ministre devant l’Assemblée nationale », a-t-il fait savoir, avant de dire que la faiblesse du budget de son département est un handicap dans la mise en œuvre des politiques nationales de jeunesse. «La faiblesse des crédits alloués par le BND constitue un véritable handicap dans la mise en œuvre des politiques nationales de jeunesse. C’est pourquoi, à l’instar de mes prédécesseurs à la tête du département de la jeunesse, je voudrais ici réitérer ce plaidoyer auprès de vous, élus du peuple, et par effet d’échelle, élus de la jeunesse, pour que le ministère en charge des questions de jeunesse puisse enfin et résolument être doté des ressources financières conséquentes qui marqueront d’une part l’intérêt et la considération des pouvoirs publics, des décideurs à l’endroit des préoccupations de cette majorité d’administrés que constituent de fait les jeunes», a plaidé le ministre Mouctar Diallo.