Loi de finances rectificative 2019 : les recettes réalisées à 50,06% et les dépenses à -30% (Kory Koundiano)

août 9, 2019 4:18

La session parlementaire extraordinaire portant sur la Loi de Finances rectificative 2019 a été ouverte, ce vendredi 9 août à l’hémicycle. Une ouverture marquée par l’absence de la quasi-totalité des membres du gouvernement, des diplomates accrédités en Guinée et des représentants des institutions républicaines, comme il est de coutume.

Seuls les ministres du Budget et le ministre d’État à la présidence chargé des relations avec institutions républicaines, ministre par intérim de la Justice étaient présents. Côté parlement, 50 députés seulement ont répondu présent sur 113 députés inscrits.

Dans son discours d’ouverture, Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale a rappeler que la Loi de Finances rectificative (LFR) est soumise à l’examen du Parlement pour, d’une part, éviter la détérioration du déficit budgétaire (par ces moins de revenus et plus de dépenses) et d’autre part,
pour s’assurer que la politique budgétaire reste conforme aux objectifs du programme de stabilité macro-économique, d’inclusion sociale et de croissance économique négocié avec nos partenaires techniques et financiers de Bretton Woods.

« Cet ajustement budgétaire est un mécanisme nécessaire qu’il faut s’imposer pour réussir la bonne Gouvernance que nous appelons de tous nos vœux. À cet effet, l’Assemblée Nationale veille particulièrement à la mise en œuvre des reformes relatives à la transparence budgétaire, la mobilisation et la sécurisation des recettes, la rationalisation des dépenses publiques et l’orientation des interventions publiques vers les secteurs porteurs de croissance, avec un accent à mettre sur la promotion du développement à la base », a indiqué Kory Koundiano.

Selon le président de l’Assemblée nationale, le budget de l’État pour l’exercice 2019, a été exécuté au 30 juin à hauteur de 9 677 milliards de francs guinéens en recettes et de 6 229 milliards en dépenses, pour des prévisions annuelles respectives de 19 331 milliards de francs guinéens en recettes et de 22 312 milliards en dépenses.

Des niveaux d’exécution qu’il trouve satisfaisants pour les recettes, réalisées à hauteur de 50,06% mais préoccupants pour les dépenses réalisées à moins de 30% à fin juin 2019.

Il reconnait aussi la faiblesse des dépenses d’investissements publics sur fonds propres qu’il qualifie de particulièrement remarquable avec seulement 113,52 milliards de francs guinéens dépensés pour un objectif semestriel de 1 294 milliards soit seulement 8,77%.