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    L’OIM et l’ONG Jeunesse Secours sensibilisent sur les risques liés à la migration irrégulière

    « Préservons notre jeunesse, ensemble luttons contre la migration irrégulière et la traite des personnes. C’est le thème d’une conférence de sensibilisation tenue ce mardi 22 décembre à l’intention des élèves et étudiants. C’est l’espace culturel Malick Condé de l’Université Kofi Annan qui a servi de cadre à cet effet, sous l’initiative de l’ONG Jeunesse Secours.

    La rencontre a mobilisé les représentants du ministère du Travail, du Comité national de la lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées, du Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme, de l’OMS, de l’UNICEF, d’Expertise France, mais aussi de la Société civile guinéenne.

    Dans son discours de bienvenue, le recteur de l’Université Kofi Annan de Guinée a dit tout l’honneur que ça lui fait d’accueillir une manifestation d’une telle importance, non sans ouvrir une brèche sur les conséquences socioéconomiques de la migration irrégulière des jeunes et de la traite des personnes tant sur le plan continental que national.

    Pour sa part, le Directeur exécutif de Jeunesse Secours a fait noter que la migration irrégulière et la traite des êtres humains sont des fléaux mondiaux qui affectent la vie et le bien-être de plusieurs millions de personnes à travers le monde. Et que ces fléaux sont sources de désenchantement et de malaise, mais aussi objet d’enrichissement illicite de réseaux mafieux dont l’avidité, la cruauté et la puissance de manipulation sont sans limites.

    « Cela fait qu’aujourd’hui, le trafic d’être humain est devenu la troisième source de revenu illicite après la vente de la drogue et des armes », a indiqué Salomon Dopavogui.

    Poursuivant, il a déclaré que dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Appui au gouvernement guinéen dans la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées », l’OIM a établi un partenariat avec son ONG pour la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation et des activités de communication sur les risques liés à la traite des êtres humains et à la migration irrégulière dans huit régions administratives pour une durée de six mois.

    « Forts des résultats et enjeux liés à ces deux fléaux, nous avons jugé utile d’organiser une conférence d’information et de plaidoyer sur la traite d’êtres humains et la migration irrégulière tenant lieu de clôture officielle du projet ‘‘Campagne de sensibilisation et activités de communication sur les risques liés à la traite d’êtres humains et la migration irrégulière’’ », a-t-il rappelé.

    En sa double qualité de représentant de la ministre de l’Action sociale et des personnes vulnérables dont il est le Conseiller juridique, et de président du Comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (Cnltppa), Aboubacar Sidiki Camara, s’est félicité de la prouesse de la Guinée en matière de lutte contre la traite des êtres humains entre 2017 et 2019. Toute chose qui aurait milité en la faveur du pays quant à son retrait de la zone rouge où l’avait logé le rapport du département d’Etat américain qui lui reprochait de ne pas fournir assez d’efforts en matière de répression, notamment à travers des sanctions judiciaires.

    A ce jour, l’orateur a laissé entendre que le Cnltppa a engagé de faire un diagnostic avec Expertise France avec un financement de l’Union européenne, mais aussi l’élaboration d’une stratégie de communication pour assurer une meilleure visibilité du Comité.

    Situant la cérémonie dans son contexte, le représentant de l’OIM dira que cet évènement est inscrit dans les objectifs du projet J/TIP intitulé « Appui au gouvernement guinéen dans la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées » financé par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique à travers le bureau du département d’Etat américain chargé du suivi et de la lutte contre la traite des personnes.

    L’initiative, selon M. Max Diaz,  vise à conscientiser le public au sujet de certains problèmes liés à la migration irrégulière, à la traite des êtres humains et au trafic. « (…). Quelles que soient la volonté et les ressources mobilisées, aucun Etat ni aucune organisation internationale ne peuvent affronter seuls les défis posés par les mouvements migratoires : ceux-ci exigent une réponse solidaire, globale, coordonnée, complémentaire et multilatérale fondée sur une approche de respect et de protection des droits de l’Homme et de la dignité humaine », a enseigné le partenaire d’Organisation internationale pour les migrations.

    Par ailleurs, il a ajouté que son institution croit profondément que la migration humaine ordonnée est bénéfique pour les migrants et la société. Et qu’en tant que qu’organisation intergouvernementale, l’OIM agit avec ses partenaires de la communauté internationale afin d’aider à résoudre les problèmes opérationnels que pose la migration, de faire mieux comprendre quels en sont les enjeux, d’encourager le développement économique et social grâce à la migration, et de préserver la dignité humaine et le bien-être des migrants.

    C’est l’Inspecteur général du Travail qui a présidé la séance, au nom du ministre du Travail et des Lois sociales, Dr Alia Camara, a félicité les organisateurs pour cette « belle » initiative qui couronne les travaux engagés depuis plusieurs mois.

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