Lola : le torchon brûle entre la mairie et le secrétaire général chargé des collectivités

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Entre la mairie de Lola et le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées relevant de la préfecture les choses s’enveniment autour de la gestion des taxes prélevées sur les marchés de cette localité de la Guinée forestière.  Pour s’être rendu coupable de propos discourtois à l’endroit du maire, Antoine Gbokolo Soromou, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées Niabaly Waliba serait devenu non grata dans la cité, où des femmes et des jeunes gens auraient demandé son départ.

 Interrogé  par Guinéenews sur l’origine de ce différend, le maire de la commune urbaine de Lola  Antoine Gbogolo Soromou a eu la réponse suivante : «  j’ai du mal  à bien comprendre la position du secrétaire général chargé des collectivités,  et je ne veux pas m’inscrire dans des jugements d’intention. Je m’en tiens au fait. Les faits sont là, c’est-à-dire que l’ancienne administration avait confié  à la chambre de commerce  préfectorale la gestion du marché. Quand nous sommes arrivés aux affaires, nous avons trouvé ce contrat,  un contrat vicié parce que le montant  versé par la chambre de commerce était un montant insignifiant par rapport à la potentialité  de notre marché.

Nous avons entrepris des négociations  qui n’ont  pas abouti  et nous avons pris la gestion du marché. Ce qui constitue l’une des recettes qui nous permet  d’assurer  les dépenses et assurer  quelques réalisations », dit-il.

Puis d’ajouter : « Nous avons constaté que la chambre de commerce préfectorale a d’abord mené plusieurs actions pour  saboter  nos actions sur le marché, en cela nous nous  sommes inscrits dans la patience du fait que ça devrait passer.

Tout dernièrement la préfecture s’est mêlée  à travers le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées  dans cette démarche  qu’il y a eu un harcèlement particulier du secrétaire général chargé des collectivités envers l’administrateur du marché qui a abouti  le lundi 15 juin 2020 à une réunion dans le bureau du préfet.

A l’issue de cette réunion, nous avons simplement dit qu’il fallait qu’on s’en tienne au code  des collectivités qui  attribuait  la gestion  du marché à la mairie  même s’il y avait des bâtiments qui devraient appartenir aux patrimoines de la préfecture.  Mais la gestion du marché revient à la mairie qu’il fait comprendre que les choses ont changé.

Ce que nous ne comprenons pas, c’est qui le pousse à la  colère.  C’est un habitué des faits.  Chaque fois  qu’il se trouve en difficulté  devant les textes appliqués aux différents conflits  qui pouvaient se poser,  il devient violent.

A plusieurs reprises,  on est à la cinquième fois  où il m’agresse verbalement et publiquement,  parce que quand on assume certaines responsabilités, il faut être  calme et assumer le sang-froid.

Cette fois il y est allé très fort, jusqu’à ce que la rumeur soit sortie au niveau de la population. Il y a eu un mécontentement total  qui nous oblige à prendre la situation en main pour éviter des débordements  dans le comportement éventuel des gens  qui pouvaient être regrettables à gérer.

C’est pourquoi nous avons réuni les différentes couches de la population pour leur expliquer  qu’il faut avoir un profil calme,  qu’il ne faut qu’il y ait des problèmes.

Et nous le conseil communal,  qu’on va gérer de manière qu’il n’y est pas de trouble  mais ce que le conseil à l’unanimité   retient,  qu’il faut que nous  menions des démarches  pour que monsieur Niabaly waliba puisse être  éloigné de Lola,  parce qu’il peut être un élément de trouble.

 Nous appelons la population au calme malgré que le comportement de monsieur Niabaly waliba  est déplorable  et nous allons prendre nos dispositions pour que cette situation  si elle  peut être réglée administrativement,  qu’elle le  soit.

   Nous voulons que la paix   à Lola soit maintenue  et nous allons saisir les autorités de haut niveau  pour régler ça», a promis le maire.

Nous n’avons pu avoir la réaction du secrétaire général chargé des collectivités dont la population demande le départ. Le bureau des sages avait convoqué les deux parties jeudi, mais  le rendez-vous a été reporté  pour le jeudi prochain.