Lola: les cours à distance boycottés par les élèves  faute d’électricité

0
499

Dans la majeure partie des localités de la préfecture de Lola, y compris même le centre urbain, l’accès au cours diffusés à la télévision et sur les radios est un casse-tête pour les élèves, faute de courant.

Interrogé par notre reporter sur cet état de fait, un enseignant de M. Doré n’a pas manqué de Doré que  ‘’le ministre de l’Education qui a initié ces cours à distance sait que c’est une mission impossible en Guinée, en ces moments-là. Déjà avant la maladie, le système éducatif a été amorti par la grève. Et dans ce sens-là, puisque les i programmes ne sont pas au même que les enseignants, comment vont s’y prendre, se demande cet enseignant.’’

Ajoutant que ‘’si les cours étaient normaux, on allait connaitre le pourcentage de chaque matière. En ce moment, à partir de ce niveau,  on devrait commencer là-bas.

Mais il n’y aucune maîtrise du fichier. Mais pour moi le gouvernement a fait ça simplement  pour imiter les autres pays.’’

Notre interlocuteur affirme que ‘’les enfants ne suivent pas les cours ici à Lola par manque de courant électrique. Car  pour avoir les images de la télévision nationale, il faut être dans la commune urbaine. Mais les sous-préfectures n’y ont pas accès. Aujourd’hui on parle de la radio. Il y a certains parents qui n’ont pas de moyens pour avoir un poste radio, et nous sommes dans une zone rurale. Pour moi, je m’efforce pour que mes enfants suivent à la télévision nationale. Mais tous les parents ne sont pas comme moi, pour avoir un panneau scolaire’’, dit-il.

Pour sa part Magnale Camara, élève en classe de 10ème  année, affirme ne pas suivre ‘’les cours à la télévision ni à la radio. Nous sommes dans un pays où l’électricité  est une denrée rare. Je regarde mes anciens cahiers,  si le ministre dit que les cours sont en ligne, il faut penser aussi que tous les élèves n’ont pas la possibilité de se trouver  un téléphone Android’’, clame-t-elle.

Bintou Camara, une autre élève de la 10ème  année se dit stupéfaite. « Je ne comprends pas cette situation. Nous, nous sommes au village où il n’y a pas de réseau et je ne peux rester en ville pendant des mois.

La majorité des élèves de Lola viennent des sous-préfectures. Ce sont des élèves ruraux, pas des urbains, alors nous ne suivons pas les cours. Ceux qui préconisent de telles initiatives ignorent les réalités d’ici », a-t-martelé.

Face à cette situation, plusieurs parents sont inquiets, car en cette période de Covid19, leurs enfants ne peuvent suivre les cours à distance diffusés à la télévision et à la radio, faute d’électricité.

D’ailleurs, les localités situées non loin des frontières ivoiriennes sont connectées directement sur les radios et télévisions de ce pays voisin, dont les émissions sont plus alléchantes que la RTG.

Et en cette période de travaux champêtres, les enfants sont pour la majorité dans les champs, dans cette préfecture de la Guinée forestière.