Lola: sans aucune aide de l’Etat, les populations de Moribadou réhabilitent leur pont de fortune

août 4, 2018 5:43
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Comme  annoncer dans une de nos précédentes publications, on a annoncé  la rupture, sous l’effet de l’inondation,  du pont de Moribadou, un district  frontalier. Après  un mois de calvaire, la population  à travers la jeunesse, a pris les taureaux par les cornes. Elle a  raccommodé le pont sans attendre l’Etat.

Interrogé, le président de la jeunesse de Moribadou n’a pas mâché ses mots. Il s’en est pris vertement  aux autorités : « depuis un mois, nous n’avons  reçu aucune visite  d’une  quelconque délégation de l’Etat pour  s’enquérir de la réalité et voir la souffrance de la population. Très  fatiguée, la population s’est mise à la tâche

Poursuivant, le Responsable des Jeunes a lancé un appel au ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté et au gouvernement  guinéen  pour venir en aide au district de Moribadou, un des greniers du pays avec ses plantations de café, de cacao, de palmiers à huile  et d’anacarde qui  produisent environ chacune1500  à 300 tonnes.

Il est à noter que  les 40% de riz  produit dans la préfecture de Lola, proviennent de ce district d’où l’importance d’attirer l’attention des autorités sur ce pont qui relie Moribadou au reste du pays.

Contacté par Guineenews, Abou Chérif,  planteur à Moribadou  pense que la route  que le président Alpha Condé  a donné  à  la Sous-préfecture de Guéasso  et qui passe  à  8 kilomètres de Moribadou devrait traverser le village jusqu’à la frontière ivoirienne…

«Nous  souffrons beaucoup ici. Surtout le temps  des récoltes des tomates et des aubergines. Faute de route, ces produits pourrissent. Parce qu’il n’y a pas véhicules.  Le seul  camion qui vient  ici, ne peut  pas transporter tous les bagages», a-t-il déploré.

 Il faut  retenir que le district de Moribadou  est situé  à l’est de la Guinée et à 4  kilomètres de la frontière guinnéo-ivoirienne. Ce village frontalier  est fréquemment confronté au  problème de ponts. C’est le cas de l’année  passée   quand les quatre ponts  ont été  emportés par  des inondations en  août.