Lubies d’artiste : Docteur Sidiki et Mister Diabaté

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L’artiste Sidiki Diabaté, icône de la musique malienne, très en vogue dans la sous-région pourrait se retrouver dans de beaux draps, si jamais les allégations de violences et de séquestration, portées contre sa personne par la jeune demoiselle Mariam Sow s’avèrent. Ce fait divers aurait dû être banal et se retrouver dans la case des marronniers, n’eut pas été une affaire impliquant un personnage de la trempe de la diva malienne.

Les images de Mariam Sow, défigurée par la violence des coups subis, qu’on retrouve sur les réseaux sociaux font froid dans le dos. C’est purement dantesque, ce que cette jeune fille a subi de la part de son « bourreau », qui qu’il soit.

Pour le moment, on s’en tient à ses déclarations faites sur radio espace ce jeudi, dans les Grandes Gueules, où elle s’est certes gardée de décrire par le menu toutes ces horreurs, qu’elle a vécues, durant sa liaison avec son amant. Certainement par pudeur.

Mais son témoignage glaçant, avait de quoi donner de l’émotion aux auditeurs.

Ces allégations ont été toutefois démenties par le manager de l’artiste Ali Traoré. Un contrefeu qui ne semble pas outre mesure dissuader Mariam Sow dans sa démarche, qui consiste à déposer plainte contre Sidiki Diabaté.

Voilà qui devrait mobiliser les féministes des quatre coins du monde. Les affaires de violences faites aux femmes, deviennent retentissantes, dès qu’elles impliquent des personnalités publiques. On se souvient de l’affaire Weinstein, ce producteur de cinéma, riche et célèbre de Hollywood, qui a tout perdu, pour se retrouver entre les quatre mur d’une prison, pour s’être servi de sa position dominante pour abuser de jeunes dames.

On n’en est pas encore à ce niveau dans ce dossier qui fait les choux gras de la presse sur les bords du Niger à Bamako. Toujours est-il que Sidiki risque gros, si jamais, il était reconnu coupable d’une telle barbarie sur cette jeune guinéenne. Car les féministes commencent à avoir le vent en poupe sur le continent, à l’image de l’Occident.

A noter que des lubies, les artistes et autres célébrités n’en manquent pas. Et le sadomasochisme fait partie de ces travers.   Il n’est donc pas exclu qu’une icône ait ce côté ambivalent, comme un personnage de Stevenson.