Lutte anti Covid-19 : accusé par les tradithérapeutes de les avoir écartés, le ministre de la Santé se défend

0
588

Les autorités de tutelle n’excluent-elles les guérisseurs traditionnels du dispositif mis en place dans la lutte contre le COVID-19 ? On est tenté répondre par l’affirmative à écouter les responsables de la Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FGAGT).

Au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi à la Maison de la presse, les organisateurs ont pointé un doigt accusateur sur le département en charge de la Santé. Pour cette sortie médiatique, le thème initié par ce groupement de tradipraticiens est évocateur. Surtout dans sa première partie qui est intitulée comme suit : « dénonciation du refus du ministère de la Santé d’associer les guérisseurs traditionnels à la lutte contre le coronavirus (COVID-19)… »

Dans un entretien accordé à Guineenews à la sortie de cette rencontre, Joseph Mllimono, le premier porte-parole de FGAGTH confie que « plusieurs démarches ont été effectués sans succès dans ce sens… notamment au niveau du ministre de la Santé. « 

Et poursuivant sa dénonciation, il déclare : « ils ont créé un fossé, un blocus comme toujours quand la fédération introduit une demande de financement au niveau du ministère… Même quand on vient leur montrer que la fédération est capable de contribuer à la lutte contre le coronavirus, ils ne nous écoutent pas. » Conséquences de ce refus attribué au ministre de la Santé « de créer les conditions pour que le test se fasse’’, indique-t-il, c’est l’impossibilité pour la FGATH de savoir si son produit ‘’Leko’’ est ou non efficace contre le Covid-19.

Même s’il soutient que ‘’Leko’’ un produit « tout naturel », fait à base de plantes qui a permis de guérir plusieurs symptômes qui se rapprochent du coronavirus…

Après plusieurs tentatives sans succès auprès du ministre Remy Lamah, l’organisation faitière des guérisseurs traditionnels et herboristes dit se résoudre à dénoncer via les médias, ce qu’elle appelle les « mauvais agissements’’ des cadres du ministère de la Santé.

Etant donné que les membres de la Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FGAGT) ne peuvent pas
« agir dans la lutte contre cette maladie dangereuse sans l’autorisation des autorités ».

Seulement joint par Guinéenews, le ministre de la Santé balaie d’un revers de main ces accusations. Le médecin colonel Remy Lamah met d’abord au défi ses accusateurs d’apporter la preuve qu’ils ont fait des démarches vers son département. Puis de nier les accusations à son encontre en ces termes:
« personne n’est venu me voir, alors que je suis accessible’’, répond-il.

Et d’enfoncer le clou taxant la FGAGT ‘’de n’être pas en la matière un exemple de bonne organisation.’’