Lutte anti mutilations génitales féminines : le gouvernement guinéen et ses partenaires montent au front

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« Dans le monde, une femme sur trois a subi une violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime. Nous avons deux cent millions de femmes et de filles dans le monde qui ont subi une mutilation génitale féminine. Nous avons sept cent cinquante millions de femmes qui ont été mariées avant l’âge de 18 ans »

Placée sous le thème « jeunesse guinéenne, bannir les Mutilations Génitales Féminines (MGF) d’ici 2030 en Guinée, la lutte continue », la campagne contre cette pratique initiée par le Comité Inter-Africain USA en partenariat avec le Réseau des Organisation de Jeunesse Africaines Leaders des Nations Unies sur les Objectifs du Développement Durable (ROJALNU ODD Guinée), a regroupé le vendredi 17 janvier à la Bluezone de Kaloum, le ministre Secrétaire général du gouvernement Sékou Kourouma et son homologue de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Mariama Sylla, et des structures luttant contre les MGF a-t-on constaté.

Dans son discours de circonstance, la Directrice Exécutive du Comité Inter-Africain USA, Djessou Kouyaté a déclaré que son but est d’établir un pont entre les Etats-Unis d’Amérique et la Guinée en créant une synergie d’actions et un partage d’expériences pour faire de cette pratique un lointain souvenir.

« Les activités de cette journée est en partenariat avec le ministère de l’Action Sociale et de ROJALNU à l’endroit des jeunes. Elles vont nous conduire à l’indentification de certains défis auxquels nous ferons face. Les recommandations tirées de ces activités seront prises en compte par le comité inter africain (IAC-USA) et ses partenaires pour mener des actions concrètes pour éradiquer les Mutilations Génitales Féminines en Guinée d’ici 2030 », a-t-elle dit.

Dans son intervention, le ministre Secrétaire général du gouvernement a fait savoir que le plaidoyer, la sensibilisation des femmes et filles en vue de l’accélération de l’abandon des Mutilations Génitales Féminines en Guinée et dans le monde.

« L’initiative prise par les Guinéens et des Guinéens de la branche américaine du Comité Inter Africain pour établir un pont entre leur pays d’origine et leur pays d’accueil pour mettre fin à la pratique des mutilations génitales féminines, constitue une action novatrice dans l’appui à la mise en œuvre de notre politique sociale », s’est-il réjoui.

Interrogée, la présidente de ROJALNU, Mme Saran Traoré a fait savoir que c’est une campagne de sensibilisation et d’information des femmes et filles sur les Mutilations Génitales Féminines et les mariages précoces.

« Notre pays est placé comme deuxième pays qui exerce la Mutilation Génitale Féminine. Ce qui n’est pas honorable pour nous. C’est pourquoi beaucoup d’efforts sont en train d’être faits non seulement par le gouvernement mais aussi par les ONG. Avec cette activité, nous espérons qu’avec des échanges, d’autres stratégies non explorées pourront être trouvées en commun accord nous permettant de ne parle plus parler de Mutilations Génitales Féminines en Guinée à l’horizon 2030 », a-t-elle lancé en substance.

Par ailleurs, le Dr Djibril Diallo PDG du Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora, invité spécial à cette activité a égrené quelques statistiques en lien avec ce fléau avant de demander à l’assistance de se joindre à la campagne mondiale dénommée ‘’Carton Rouge’’ qui vise également à lutter contre toutes les formes de violences basées sur le genre. Ainsi la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance de la Guinée est l’invitée spéciale au lancement mondial de ladite campagne à New-York le 6 mars 2020 prochain qui consiste de recueillir un million de signatures en ligne avant la coupe du monde de football de 2022.