Lutte contre la corruption : Park Geun-Hye, Lula en cage, Zuma, Sarkozy en sursis

avril 7, 2018 10:30
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On voudrait dire à Robert Mugabe de ne pas trop en faire. Si les Mnengagwa se fâchent pur mettre le grappin su Grace, sa douce moitié, il suivra. En attendant, voyons ce qui se passe ailleurs.

Tous les pays qui ont épinglé les gros poissons sont tous au sud. Le Brésil,  l’Afrique du Sud, la Corée du sud sont sur le même emplacement géographique, sauf la France où Sarkozy, la brebis noire, fait l’exception. Dans cette constellation de magouilles, les choses contrastent avec la réalité.

Si Park Geun-Hye et Zuma ne  tergiversent pas trop, l’évidence les accable, il n’en est pas de même avec Lula da Silva et avec Nicolas Sarkozy. Ces deux sont dans une sorte de nœud coulant, plus ils se débattent, plus l’étau se resserre sur eux.

Lula serait resté à l’écart que rien n’allait li arriver de fâcheux, on le suppose, mais en faisant la passe trop appuyée et trop lumineuse à Dilma Rousseff, des curieux se sont intéressés à la gestion de la dame et ils ont trouvé un motif de l’épingler, à son tour, pour, tenez-vous bien, « maquillage des comptes », flûte ! L’appât a fonctionné pour attirer Lula dans le traquenard. En voulant défendre sa pouliche et en voulant revenir aux affaires, il est lui-même tombé dedans.

Maintenant, il reste à savoir si la villa dont il est question comme produit de corruption, est effectivement à lui, puisqu’il ne le reconnait pas. A-t-on une photo de lui dans cette propriété ? A part cette question, comment se fait-il que toutes les institutions du Brésil se « liguent » et s’acharnent contre lui ? Le Brésil serait devenu un régime politique nazi contre le parti des travailleurs de Lula ? Cette question se pose puisque des personnes mettent en doute tout ce qui se trame autour de cette affaire de corruption, mais que toutes les institutions du Brésil accordent leurs violons en même temps pour noyer un ancien président du peuple, il y a  de quoi se gratter le haut du crâne de doute.

Par contre, Park Geun-Hye, Jacob Zuma sont pris la main dans le sac. La présidente de la Corée du sud écope de 24 ans de prison pour s’être laissée embobiner par une diseuse de bonnes aventures, elle aussi épinglée. Jacob Zuma, lui, est allé construire un poulailler de luxe et une piscine extraordinaire à Ncandla pour une misère de 16 millions de dollars, seulement, rien que ça ! Mais encore, dans cette affaire d’achat d’armes en 1999.

En Afrique du sud, il y a une mine d’affaires enfouies. Pour ceux qui se rappellent  encore, en 1996 ou environ, Charles Taylor était allé acheter des armes en Afrique du sud avec les diamants de sang pour financer la guerre en Sierra Léone. A cette occasion, Taylor avait voulu donner une soirée mémorable au vieux Mandela en faisant venir deux femmes jeunes et belles : Mia Farrow et Naomi Campbell. Personne ne le dit, mais c’était une partouze en bonne et due forme. Nelson Mandela était vidé, kaput. Taylor était si content de la prestation de Naomi Campbell et il lui a donné trois (ou quatre diamants) et rien à Mia Farrow, qui vendit la mèche. C’est ainsi que l’on s’est dépêcher d’étouffer l’affaire au sein de l’ANC. Les plus bien placés étaient Thabo MBéki et, n’en doutez même pas, un certain Jacob Zuma, l’incontournable.

Maintenant, la question peut se poser si Mandela et Thabo MbéKi n’ont pas été poussés discrètement à la démission. Mandela a cassé sa pipe, mais Thabo Mbéki fume toujours. Et dire que cette sainte trinité savait que Taylor était venu acheter des armes pour faire main basse sur le diamant de la Sierre Léone…

Quant à Nicolas Sarkozy, il peut courir toujours, mais on dirait que l’univers expansif est trop petit pour ses fuites en avant. Tous les vieux démons de Kadhafi semblent se liguer contre lui. On ne parle plus de 5 millions mais de 20 millions d’euros. En prime, la tentative de corruption sur les juges qui avaient l’affaire Bettencourt en instruction. En attendant que cette affaire Bettencourt ne soit élucidée, on voit l’affaire Bernard Tapie en attente, affaire dans laquelle Christine Lagarde n’est pas trop éloignée, c’est elle qui a choisi l’arbitre de la corruption…

Les vents commencent à tourner partout et dans tous les milieux, et personne ne semble épargné. Il est temps pour ceux qui ont les mains sales de ramener au bercail les butins. Au Sénégal, Khalifa Sall a passé par toutes les cases pour échapper au grappin, y compris en se faisant élire après coup  député pour bénéficier de l’immunité, ça n’a pas marché.

A qui le tour ?