Lutte contre la malnutrition : Nutriguinée, filiale du groupe français NUTRISET, lance en Guinée une nouvelle gamme de produits

février 6, 2019 1:25

Selon une enquête réalisée en 2015 par le ministère de la Santé, la Guinée enregistre un taux de 9% de malnutrition aiguë globale. Pour y remédier, le président de la République a contacté le Groupe familial français NUTRISET dont l’expertise n’est plus à démontrer dans la fourniture des solutions nutritionnelles dans le monde.

C’est en réponse à cette préoccupation exprimée par le président Alpha Condé que le groupe français a décidé d’installer sa filiale en Guinée, appelée «NUTRIGUINEE».

Sur initiative donc de cette filiale guinéenne de NUTRISET, une réunion de haut niveau, regroupant les principaux acteurs de la santé et de la nutrition en Guinée, s’est tenue dans les locaux de Laborex ce mardi 5 février.

L’objectif visé par cette rencontre est d’informer les différents professionnels de la santé du lancement de deux produits de prévention de la malnutrition en Guinée. Il a été principalement question, au cours de ladite rencontre, de présenter les produits.

«Ces produits de la gamme Enov® sont destinés aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux enfants de 6 à 24 mois. Ils ont pour but de prévenir la malnutrition en apportant à l’enfant, durant la grossesse et après ses 6 mois, les vitamines et minéraux essentiels à sa bonne croissance. Ces produits seront distribués dans un premier temps en pharmacie et cliniques privés, puis dans un second temps, dans les structures publiques. A savoir : les centres de santé et hôpitaux de Conakry et en province», a expliqué le directeur de NUTRIGUINEE M. Erwan Chapuis.

Pour un début, d’après M. Chapuis, ce sont les produits de la société française NUTRISET qui seront distribués très prochainement en Guinée en attendant la fin des travaux de l’usine de Dubréka, dont la première pierre a été posée par le président de la République le 14 juin 2018 et qui sera opérationnelle en août 2019.

«Une des premières activités de NUTRIGUINEE sera la fabrication d’aliments thérapeutiques et suppléments nutritionnels pour couvrir les besoins des programmes mis en œuvre par les acteurs institutionnels, à savoir le ministère de la Santé et ses partenaires techniques et financiers dont l’UNICEF et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), mais aussi les organisations non gouvernementales», a annoncé le Directeur de NUTRIGUINEE. Et d’ajouter: «la commercialisation des produits de prévention se fera à travers des acteurs  institutionnels et le secteur privé  dans les pharmacies à raison de 2500 FG/sachet et très prochainement, d’ici deux à trois mois dans les structures, les centres de santé et les hôpitaux.»

D’après lui, la production va commencer en août prochain avec une capacité de 600 tonnes par an pour un départ. L’ambition, selon M. Chapuis, est d’atteindre 3600 tonnes par an afin de couvrir la totalité des besoins en Guinée et d’exporter dans la sous-région

A l’en croire, l’usine utilisera des matières premières locales comme l’arachide, le riz, le maïs, le fonio et le haricot.

Présent à la réunion d’information et de concertation, le chef de la division Alimentation-nutrition au ministère de la Santé, Dr Daffé Mamady a déclaré que ces produits arrivent au bon moment en Guinée, vu le taux élevé de malnutrition dans le pays.

«Nous avons un taux de 9% de malnutrition aiguë globale ; 30,4% de malnutrition chronique ; 18% de l’insuffisance pondérale et 4% de malnutrition chronique chez les femmes en âge de procréer», a  souligné Dr Daffé.

Parlant de l’importance de ces produits, Dr Daffé dira que « la fabrication de ces produits en Guinée, permettra de prendre en charge  beaucoup plus d’enfants malnutris. Parce que le coût va être sensiblement réduit par rapport à l’achat au niveau de l’Europe» précise le chef de la division Alimentation-nutrition du ministère de la Santé.

Faut-il souligner que NUTRISET qui chapeaute donc NUTRIGUINEE, agit depuis plus de trente ans en Afrique et partout dans le monde en faveur des populations et couches sociales fragiles. Son objectif est de contribuer à l’autonomie nutritionnelle pour tous.