Lutte contre le déboisement à Mamou: 5 hectares reboisés le long des berges du fleuve Bafing

juillet 23, 2018 12:12
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Dans le cadre de leur convention avec le ministère en charge de l’Environnement, des Eaux et Forêt, la filière bois de Mamou a procédé ce weekend au reboisement de 5 hectares dans la zone de Petel Linguè, située dans la sous-préfecture de Tolo, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Mamou. C’est dans cette localité que se trouve la première école forestière de l’Afrique de l’Ouest, aujourd’hui tombée en ruine. Elle est située sur les berges du fleuve Bafing qui arrose une partie du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie.

Ousmane Sylla, le Directeur préfectoral de l’environnement explique les raisons du choix de ce lieu : « le choix n’est pas fortuit. Nous sommes à 4km de la source du Bafing. Si on remonte sur le versant, il y’a des cordons pierreux de l’école jusqu’à’ à la rivière. Tout ceci pour préserver le bassin du Bafing. La Guinée est responsable du gardiennage naturel de ce fleuve qui alimente plusieurs pays. Voilà les raisons de cette activité sur cette zone.»

5 mille 550 plants de Mélina ont été reboises dans cette zone. D’après Amadou Oury Barry, le chef chargé de cantonnement de Tolo, Mélina est une espèce végétale qui résiste bien aux intempéries et se développe très rapidement.

 «Son entretien n’est pas difficile. Lorsque les arbres grandissent, si l’on prélève pour des raisons sylvicoles (pour de bois de service)… à la place du tronc coupé, d’autres bourgeons s’y dévellopeent. Aussi, le moyen Bafing abrite la plus grande colonie de Chimpanzés en Guinée, le Mélina contribue à leur nourriture. Même les vaches se nourrissent des fruits du Mélina », a-t-il expliqué.

Cette activité de reboisement a mobilisé les autorités en charge de l’Environnement, des Eaux et Forêts et une centaine de personnes (des exploitants de bois, des menuisiers mais également des populations de la localité). Dans la convention avec le département en charge de l’Environnement, chaque année, les structures qui exploitent les forêts plantent 10 plants à la place de chaque bois coupé.