Macenta : des jeunes sortent de leur gond contre la dégradation de la voirie urbaine

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Les jeunes de la commune urbaine de Macenta ont pris d’assaut ce jeudi 13 août le siège de la mairie à la devanture duquel ils ont érigé des barricades. Par cette action d’éclat, les jeunes frondeurs entendaient dénoncer l’état de dégradation très poussé de leur voirie urbaine.

Joint au téléphone par Guinéenews, l’un des manifestants explique, sous le sceau de l’anonymat, les raisons de manifestation : “ les déplacements pour les usagers de la route sont devenus un véritable casse-tête actuellement dans la commune urbaine de Macenta. C’est le cas par exemple des quartiers Macenta-Coura, Tripo sur la route nationale Macenta-Kankan ou Malaminidou-Foulaya sur l’axe Macenta-Liberia. Aujourd’hui pour atteindre ces quartiers, il faut débourser entre 10 et 15 mille fg par Taxi-moto. Parce que la plupart des conducteurs de taxi-moto refusent de s’y rendre à cause de la dégradation des routes d’accès aux dits quartiers surtout en ces périodes de grandes pluies. On avait attiré l’attention des autorités locales, mais elles ne nous ont pas pris au sérieux. C’est pourquoi nous sommes sortis ce matin.”

Joint par la rédaction de Guinéenews, le maire de la commune urbaine Enègo Guilavogui a déploré cette attitude des jeunes avant de préciser que la réhabilitation d’une route nationale ne relève pas de ses prérogatives.

« Ces jeunes me demandent en tant que maire de la commune de bitumer une route nationale qui va jusqu’à la frontière du Liberia. Je leur ai dit hier que le bitumage de cette route n’est dans les prérogatives de la mairie. Hier, les cadres de la préfecture leur ont signifié la même chose… Ils devraient écrire à la mairie et à notre tour, on aurait fait en sorte que leur requête soit transmise à la préfecture. Et ainsi, le préfet allait, à son tour, remettre à qui de droit. Mais voilà ce matin, ils viennent barricader l’entrée de la mairie pendant que moi, j’étais à mon bureau. Quant aux forces de l’ordre qui étaient déjà déployés sur le terrain, ils ont reçu des instructions de rester tranquilles. Cela pour éviter des casses. », a indiqué le maire de la Commune urbaine.

Faut-il par ailleurs rappeler que les jeunes manifestants, les autorités, la notabilité, les membres de la société civile, les autorités judiciaires ont été convoqués d’urgence dans une réunion de crise dans la soirée à la préfecture pour juguler le malaise.