Macenta: la sécurité met le grappin sur deux hommes, auteurs de crime passionnel

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Durant le week-end dernier, deux présumés assassins ont été mis aux arrêts par les forces de sécurité dans la préfecture de Macenta. Il est reproché à chacun de ces deux meurtriers d’avoir tué leurs épouses, a appris Guinéenews des sources proches desdits dossiers.

Le premier cas de meurtre a eu lieu dans la sous-préfecture de Panziazou où Labo Soropogui, âgé de 42 ans a tiré à bout portant à l’aide d’un fusil sur sa femme, Koto Yombounou âgé de 45 ans.

Joint au téléphone par notre rédaction, Margi chef Ousmane Camara de la gendarmerie préfectorale de Macenta précise : « c’est dans la matinée du dimanche 25 août que nous avons reçu Labo Soropogui des mains d’une délégation venue de la sous-préfecture de Panziazou. Il s’agit de l’auteur de l’assassinat de Koto Yombouno, sa femme et est mère de 5 enfants. Celle-ci est à son second mariage après la mort de son premier. C’est-à-dire qu’elle a été remariée Labo Soropogui depuis la mort de son premier mari. Mais depuis un certain temps, ce nouveau mari soupçonne sa femme Koto Yombouno de sortir avec un des parents de son feu mari. C’est pour cette raison que dans la soirée du samedi 24 août lorsque que celle-ci partait accompagner le repas des travailleurs qui défrichaient la plantation de café laissée comme héritage pour ces cinq enfants par son défunt mari que Labo Soropogui l’a suivie avant de l’abattre à l’aide d’un fusil de fabrication artisanale. Aussitôt, il a pris la fuite. Mais les hommes des deux villages se sont mobilisés pour sa recherche en brousse.  Et Dieu merci, il a été arrêté le dimanche 25 oût. Il a failli se faire lyncher par la foule mais la notabilité a réussi a canalisé les jeunes. C’est ainsi qu’ils l’ont envoyé chez nous ici à Macenta. Depuis lundi, il a été déféré à la justice conformément à la loi. »

S’agissant du deuxième cas, il faut rappeler que le meurtre est survenu en 2017 mais c’est seulement ce dimanche 25 août que l’assassin a été interpellé.

Selon Mory Kourouma, officier de police judiciaire en charge du dossier joint par notre rédaction, le crime qui a ôté la vie à madame Sata Camara s’est déroulé à Koundian, une sous-préfecture de Mandiana.

 « Il s’agit bien de Lamineba Doumbouya, la trentaine, originaire de Fouayou, dans la sous-préfecture de Koundian, située à 75km de Mandiana. Ce individu avait détourner la femme de son oncle maternel et Iman de la localité, un véritable inceste. En compagnie de cette femme de son oncle, il est parti dans les mines au Mali avant de revenir deux ans après à Mandiana. La femme, elle, portait déjà un enfant au dos. A leur arrivée, la femme Sata Camara a voulu rejoindre son premier foyer où elle avait fait trois enfants. Ce qui, visiblement, n’a pas plu à Lamineba  Doumbouya. C’est ainsi qu’un jour, il a suivi cette pauvre femme lorsqu’il partait chercher des bois morts dans son champs pour l’abattre à bout portant à l’aide d’un fusil artisanal. Il réussira par la suite à s’enfuir en abandonnant le corps de Sata dans un bison. Et depuis lors, il a quitté la localité. C’est seulement dans la matinée de ce dimanche 25 aôut qu’un citoyen est venu nous alerter.  Aussitôt, nous avons envoyé nos hommes sur le terrain pour l’arrêter. Et sans détour, il a reconnu les faits. Nous sommes en train d’échanger avec la police de Mandiana pour son extradition. »