Mairie de Matoto : « Personne ne doit faire la leçon à son camarade » (Sidya Touré)

février 11, 2019 3:49

Dans un entretien accordé à Guineenews, l’ancien Premier ministre, Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), annonce qu’après Matoto où son parti a respecté l’accord signé avec le RPG, il n’est plus question pour sa formation politique de soutenir le parti présidentiel dans la commune rurale de Kamsar.

Revenant sur l’élection de l’exécutif communal de Matoto, le président de l’UFR précise : « C’est tout simplement sur la base du respect de notre engagement par rapport à Matam. Les élections à Matam ont été des élections trichées. Dans 84 bureaux de vote où nous avons 50 ou 60% de voix, les résultats ont été annulés sur 245 bureaux de vote de la commune, donc plus d’un tiers. Ça veut dire que ce n’était pas des élections. A Matoto, tous les quartiers vers Somparéya, où l’UFR a gagné, les résultats ont été également annulés. Nous avons fini par avoir un accord pour que le RPG ait Matoto et que l’UFR garde la commune de Matam. Dans la mesure où cet engagement a été tenu, il me paraissait normal que de l’autre côté, nous votions pour le candidat du RPG, c’est tout ».

Cependant, Sidya Touré annonce que son parti ne votera pas pour le RPG à Kamsar. « Nous ne voterons pas pour le RPG à Kamsar. Il n’est pas question parce que après le coup qu’il nous a fait à Boké, il ne faut pas oublier, avec l’aide de l’UFDG, c’est très facile de parler de Matoto aussi. Mais, à Boké, l’UFDG s’est alliée avec le RPG contre nous pour nous enlever la mairie ».

Pour ses détracteurs qui estiment qu’i s’est vengé contre l’UFDG à Matoto, après avoir été victime de « trahison » à Boké, la réponse de l’ancien Premier ministre ne se fait pas attendre : « J’estime que personne ne doit faire la leçon à son camarade dans cette affaire. Je ne me suis pas vengé, j’ai juste respecté un engagement, c’est tout. Je suis quelqu’un qui respecte ses engagements. Je ne savais pas qu’à Boké et à Malabouyah et dans d’autres communes, l’UFDG pouvait faire des accords avec le RPG contre nous. Donc, ce n’est pas une vengeance. Je dis simplement, j’ai respecté un engagement et je m’en tiens à cela », conclut le président de l’UFR.