Décidément, la fin du suspens qui dure depuis dix mois ne sera pour cette semaine comme on aurait cru. Et pour cause, des heurts sont survenus entre les tenants des deux principaux partis du pays qui veulent, chacun, s’offrir la tête de cette plus grande commune du pays.

Devant une foule nombreuse de responsables, conseillers et autres militants, le superviseur du scrutin a procédé au décompte des voix devant départager les parties. Par deux fois de suite, l’émissaire de l’Administration du territoire a déclaré 23 voix pour l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) contre 22 pour le parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel.

Et c’est alors qu’un certain Kéita, administrateur de marché, dit-on, a demandé de reprendre pour une troisième fois le décompte. « En vertu de quoi et en qualité de qui vous le dites, vous qui n’êtes même pas un conseiller? », a lancé dans la foulée un membre de l’Ufdg.

Séance tenante, le sieur Kéita s’est saisi d’un bulletin pour le déchirer, arguant qu’il n’a pas suivi le décompte pendant que cela a été fait deux fois de suite. S’en suivront des heurts rangés entre les deux camps.

Le superviseur du vote n’aura donc pas eu le temps de faire la délibération en validant ou invalidant le scrutin. Il a été escorté par les agents des forces de l’ordre pour, disent-ils, sa sécurité.

Publié par Mady Bangoura

Correspondant à Conakry, Guinée