Makalé Camara, leader du FAN : « Je ne reconnais pas la nouvelle constitution »

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Dans une interview-live  qu’elle a accordée à guineenews.org, sur sa page Facebook ce mardi 16 juin 2020, Mme Bah née Makalé Camara, ancienne ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’étranger annonçait son entrée en politique et sa candidature pour les élections présidentielles de 2020 si elles avaient lieu.

C’est dans cette optique qu’elle a été reçue par rédaction de Guineenews© pour parler de ses motivations et ses différents projets pour la Guinée, le pays qu’elle compte gouverner si les Guinéens lui accordaient leurs suffrages lors de la prochaine élection présidentielle.

Pendant cet entretien, l’épineuse question sur la nouvelle constitution qui continue de faire polémique et contestation était au rendez-vous. Ainsi, demande a été faite à dame Makalé si elle se présentait aux élections sous la constitution de 2010, du 22 mars 2020 ou celle modifiée et promulguée peu après, notre invitée a répondu.

« Les élections ne peuvent pas avoir lieu sans qu’on expurge ces questions, c’est quand elles le seraient qu’il y aura élections, s’il y a des élections pour tous les Guinéens et la Guinée je suis candidate, puisque ce n’est pas moi qui décide s’il y a des élections ou pas », a-t-elle précisé.

A la question de savoir si elle reconnaît  l’actuelle constitution, elle réplique : « Je ne la reconnaît pas, mais attendons de voir quel mode d’élection ils vont mettre en place. Je reste convaincue que les Guinéens ont besoin d’un dialogue franc et sincère pour expurger les questions préjudicielles  avant les élections, qui seront acceptées de tous (…) Nous ne sommes pas assez légers pour aller aux élections dans les conditions actuelles, nous allons avoir un dialogue franc et sincère qui est d’appeler tous les Guinéens, qu’il s’agisse de l’opposition, du pouvoir ou du simple peuple, de tous les Guinéens, nous avons besoin d’expurger les questions litigieuses, avant d’aller au élections et parmi ces questions figurent celle de la constitution…»