Mali : des hommes en uniforme, comme en terrain conquis

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Dans la matinée de ce jeudi 27 février, des partisans du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à toute modification de la constitution et pour mettre en garde par rapport à la tenue des élections législatives couplées au référendum du 1er  mars prochain à Mali. Cette manifestation a enregistré cependant des accrochages entre manifestants et forces de l’ordre, et le véhicule administratif du préfet a été caillassé lors de ces échauffourées, a-t-on appris de sources concordantes.

« Suite à notre réunion d’hier, nous sommes sortis ce matin à Mali pour faire notre manifestation. On s’est mobilisé comme d’habitude à notre lieu de ralliement à la gare routière. C’est en ce moment que le commandant du camp militaire, au bord de son véhicule a commencé à parcourir la ville à vive allure. C’est ce qui a irrité les jeunes qui ont commencé à ériger des barricades et à brûler des pneus au niveau des carrefours », précise Mamoudou Diallo, responsable locale de l’antenne du FNDC. Qui poursuivant toujours son témoignage précise: « c’est en ce moment qu’un pickup de la gendarmerie s’est invité dans la danse, occasionnant des poursuites entre manifestants et forces de l’ordre. C’est dans ça que le véhicule du préfet a été caillassé à son domicile. En ce moment, nous avons pu calmer les esprits des jeunes. Personne n’a été interpellé ni blessé. Mais la journée a été vraiment tendue », confie-t-il au bout du fils.

Par ailleurs les activités sont complètement paralysées dans cette localité de la Moyenne Guinée acquise à l’opposition. Les commerces sont restés fermés au niveau du centre urbain durant toute la journée de ce jeudi.

Pour en savoir davantage sur cette situation, nous avons tenté de joindre le préfet de Mali, qui se dit pour le moment occupé à autre chose, sans apporter plus de précisions.

A l’image des autres villes de cette région, les forces de défense et de sécurité sont accusées de se comporter  comme en terrain conquis. Ce qui ne manque pas d’irriter les populations qui ne savent plus à quel pouvoir se vouer.