Mamadi Youla fait le point sur les hauts et les bas de son passage à la Primature

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Du secteur privé à la Primature, en passant par l’administration publique, Mamadi Youla a un parcours professionnel des plus atypiques. L’actuel Directeur général de la Société des mines de fer de Guinée (Smfg) était l’invité de l’émission « Sans concession » de Guinéenews ce vendredi 16 avril 2021.


Amené à rappeler le côté sombre et rayonnant de son passage à la tête du gouvernement, l’ancien Premier ministre, nommé au lendemain de la présidentielle de 2015, à l’effet d’améliorer la gestion de la gouvernance publique, a dit que son passage au palais de la Colombe est intervenu au moment où beaucoup d’acteurs s’agitaient.

« Je prends simplement le cas des syndicalistes qui étaient à l’époque, parfois instrumentalisés par des personnes qui étaient censées soutenir l’action du gouvernement. Parce que ces personnes travaillaient quand même dans l’entourage du chef de l’État », a-t-il cité à titre illustratif,  même s’il reconnaît qu’il avait parfois, lui aussi,  ses [radars] parmi les mêmes syndicalistes.

A en croire Mamadi Youla, cette embarrassante situation l’a souvent amené à se demander dans quelle galère il se trouvait, puisqu’ayant en face, aux côtés des syndicalistes, des personnes avec lesquelles il est censé avancer dans la même direction, se battre pour la même cause et travailler pour le même pays sous la direction du chef de l’État, mais qui lui mettaient les bâtons dans les roues.

« Vous comprendrez que c’est un sujet toujours sensible de parler que des questions comme ça, parce que certains de ces acteurs sont toujours là. Nos amis politiciens sont tellement jaloux de leur pré carré politique. Donc, je ne veux pas trop commenter sur tel ou tel cas. Mais il y avait des situations comme ça que nous avons eu à déplorer », a confié notre invité.


Des hauts, il n’en demeure pas moins pour Mamadi Youla. D’ailleurs, il les désigne par l’appellation « les moments beaucoup plus choyés, beaucoup plus exaltants » dans le cadre de l’accomplissement de la mission qui lui était assignée.

Notamment la réunion que son gouvernement a organisée en novembre 2017 à Paris, pour le financement du Programme national de développement économique et social (PNDES).


« Il y a eu un travail extraordinaire qui a été fait pendant six mois sous ma présidence, à la Primature et coordonné par Madame la ministre du Plan à l’époque. Ce travail-là a permis d’avoir un soutien sans ambages, un soutien fort de la communauté internationale pour le programme que nous avons élaboré à l’époque. C’était plus de 20 milliards de dollars. Au-delà des 20 milliards, c’étaient des annonces. Il vous souviendra que toutes les grandes institutions et les personnalités de haut rang étaient présentes », a rappelé l’ancien Premier ministre.