Mamadi Youla : « Pourquoi j’ai accepté d’être le CEO de la société des mines de fer de Guinée (SMFG) ? »

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D’aucuns reprochent souvent aux hauts responsables de l’administration publique guinéenne de ne savoir rien faire d’autre qu’être fonctionnaire. Peu d’exemples dans la cité guinéenne témoignent d’expériences ou de grands commis de l’Etat ont raccroché leurs missions de service public au profit d’une expérience dans le privé.

On assiste très souvent en la matière, à des situations où le haut fonctionnaire déchu, patiente dans une sorte de traversée du désert, en attendant la prochaine opportunité ou le prochain décret présidentiel.

Dans l’émission Sans Concession de Guineenews©, l’ex premier ministre Mamadi Youla et ancien fonctionnaire à la Banque Centrale de la république de Guinée et conseiller au ministère des mines avant de prendre la tête du projet GAC et de diriger le gouvernement guinéen, explique la démarche qui l’a conduit à la direction générale de la SMFG (Société des Mines de Fer de Guinée).

« …. Quand j’ai quitté le gouvernement, j’ai mis en place un cabinet de conseils. J’ai eu pas mal de sociétés de la place et même de l’étranger qui m’ont consulté pour discuter des projets qu’ils ont en Guinée. C’est dans ce cadre que j’ai rencontré pour la première fois les gens qui ont repris la SMFG dans le cadre de discussions avec le gouvernement. Au fil de la relation de travail, ils m’ont offert la possibilité de m’impliquer davantage dans le projet. »

Et l’ancien M. Youla poursuit en nous apprenant qu’il a également bénéficié d’un soutient de taille en la personne du chef de l’État qui aurait selon ses dires « appuyé la démarche… »

Il a expliqué que la motivation première d’accepter la proposition des actionnaires de la SMFG était de contribuer en tant que guinéen, à faire exporter le minerai de fer de notre pays longtemps attendu.

De ce point de vue, estiment les observateurs, c’est une posture fort inspirante qui montre que le service à la nation peut être rendu d’une multitude de manières sans que cela ne soit exclusivement réservé à l’exercice de hautes fonctions administratives.