Mandiana : Des jeunes battent le pavé pour réclamer l’achèvement des chantiers de l’Indépendance

avril 10, 2018 8:41
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La journée de ce mardi 10 avril a été marquée à Mandiana ( préfecture située à près 700Km, à l’est de capitale Conakry, dans la région administrative de Kankan) par des manifestations de jeunes qui exigeaient la finition des chantiers dont leur localité a bénéficié à la faveur des festivités tournantes de l’Indépendance qui ont été attribuées à la région de Kankan il y a quatre ans, a-t-on appris.

Cette marche qui a débuté aux environs de 8 heures dans le quartier Mandiana 1, a eu pour point de chute les locaux de la préfecture où les manifestants  ont transmis aux autorités préfectorales leurs doléances, nous rapporte-t-on.

«Notre revendication porte sur les chantiers entamés et qui ne sont pas encore achevés. Il s’agit du bitumage de la route de Kankan-Mandiana qui a débuté en 2015 dont les travaux ont été suspendus juste après 15 km de goudron ; la réfection de la grande Mosquée de la commue urbaine en souffrance depuis longtemps, l’achèvement de la Maison des jeunes de Mandiana, la construction d’un pont sur le fleuve Sanakarani », a confié à Guinéenews, le porte-parole des jeunes manifestants, Koulibaly Louncény alias ‘’Mangué’’.

«J’espère que l’Etat va se bouger pour satisfaire nos revendications dans de brefs délais.  A défaut, nous allons investir de nouveau les rues de Mandiana et cette fois-ci dans toute la préfecture », a prévenu Nouman Bayo, un manifestant qui exige désormais des actions concrètes de la part de l’Etat.

« Nous attendons. S’il n’y a aucun signal d’ici vendredi prochain, nous allons poursuivre nos revendications sur toute l’étendue de la préfecture de Mandiana. Nous sommes fatigués des promesses qui n’aboutissent jamais. Maintenant, nous voulons du concret », a-t-il menacé.

Il faut tout de même souligner cette marche n’a enregistré aucun incident. Les activités ont repris leur cours normal dans la commune aussitôt après la rencontre entre les protestataires et les autorités locales qui les ont d’ailleurs rassurés de transmettre leurs doléances à qui de droit.