Manif du FNDC à Coyah : un journaliste français qui s’est fait retirer son accréditation témoigne

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Thomas DIETRICH est un journaliste et écrivain français, travaillant pour le site Média.fr. Ce 13 février, il a été dépossédé de son accréditation par un officier de la gendarmerie à Coyah.

Selon le journaliste que Guinéenews© a joint au téléphone, il filmait l’arrestation d’un enfant d’une dizaine d’années, quand l’officier lui a interdit de filmer, ce malgré la possession de l’accréditation à  lui  délivrée par la Haute Autorité de la Communication (HAC).

« J’ai une accréditation délivrée par la HAC en bonne et due forme. J’étais en train de filmer des manifestations à Coyah, juste après le marché, des gamins arrêtés et qui étaient dans le pickup, l’officier de la gendarmerie  est venu me dire qu’on ne filme pas ici car c’est un site stratégique, site classé. Il m’a réclamé le téléphone avec lequel je filmais. Il m’a dit d’effacer les images. J’ai refusé. Je lui ai dit qu’on est dans un quartier, pas dans un camp militaire, donc j’ai le droit de filmer. Il a dit qu’il m’a confisqué mon accréditation un bout de temps », a expliqué Thomas DIETRICH.

L’officier en question aurait appelé ses supérieurs, tout comme le journaliste Thomas: « Après plusieurs discussions, il m’a restitué l’accréditation. Il a appelé ses supérieurs, et moi j’ai appelé des gens, j’ai appelé ma rédaction parce que c’est inacceptable. C’est la HAC qui m’a donné l’accréditation. Quand il m’a remis l’accréditation, il m’a dit « si tu déconnes on va te tuer ».

Le journaliste dit avoir filmé l’affrontement entre les forces de l’ordre et des jeunes à Wanindara sans problèmes : « J’ai filmé à Wanindara sans problème. Mais comme  j’ai filmé les jeunes qui étaient dans un camion,  et puis ils étaient en train d’arrêter quelqu’un, c’est ce qui les a beaucoup énervés, je pense. Ils étaient en train de mettre quelqu’un sur le capot d’une voiture, un gamin de 10 ou 12 ans. »

Thomas se demande pourquoi on l’empêcherait de faire son travail alors qu’il est en règle.  « Si le gouvernement guinéen n’est pas content, ils n’ont qu’à me retirer mon accréditation, mais c’est inacceptable de se faire menacer de mort, de se faire insulter alors que je n’ai fait que mon travail. »