Manif du FNDC à Mamou : une marée humaine dit Non à une nouvelle Constitution

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Manifs, FNDC Marche

De nombreuses personnes, ce jeudi 24 octobre, dans les rues de Mamou pour répondre à l’appel du FNDC (le front national pour la défense de la Constitution) pour dire non au projet de modifications de la Constitution.

Contrairement à l’appel à manifester du 14 octobre dernier, la marche de ce jeudi a été autorisée par la mairie. Une atmosphère détendue entre les manifestants et les forces de l’ordre massivement déployées sur le terrain était palpable.

Du carrefour Labo en passant par le carrefour gendarmerie puis la route Niger pour revenir sur la rue commerciale, les marcheurs ont drainé du monde sur leur passage. Vêtus des t-shirts rouges à l’effigie du FNDC, les marcheurs scandaient des slogans :  » Deux mandats c’est bon ! » ou bien  » Amoulanfé! Gassata ! « . D’autres brandissaient des pancartes où on pouvait lire :  » Halte à la tuerie de nos enfants « ,  » Ne touche pas à ma Constitution « ,  » Libérez tous les détenus des manifestations « .

Après le parcours de l’itinéraire choisi, un meeting a sanctionné la marche. La députée uninominale de Mamou Djessira Traoré parmi les marcheurs a lancé : «  Aujourd’hui, nous avons montré à la face du monde que les Guinéens n’adhèrent pas à une nouvelle Constitution. Alpha Condé doit se reposer. Nous sommes prêts à manifester jusqu’à ce que Alpha Condé libère la place ».

Prenant la parole Mamadou Saliou Madina Diallo le coordinateur régional du FNDC de Mamou ajoute : « Par cette  marche pacifique, nous avons démontré aux autorités de la place que les incidents des manifestations de la semaine dernière, c’est elles qui ont été les responsables. Nous n’avons aucun intérêt de détruire Mamou parce que nous sommes les natifs d’ici. Le gouverneur et le préfet ont été envoyés ici par décret, ils vont partir et nous laisser ici. Qu’ils sachent que la paix ne peut cohabiter avec l’injustice. Le peuple a le droit de résister à l’oppression. »

Aucun incident n’a été enregistré cette fois-ci à Mamou.