Manifs contre les répressions meurtrières: les femmes de l’opposition remettent encore ça !

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Les femmes de l’opposition républicaines ont une nouvelles fois exprimé ce mardi 27 novembre leur ras-le-bol contre les répressions meurtrières dont est victime l’opposition lors de ses différentes manifestations politiques à Conakry.

Pour se faire entendre, ces femmes avaient projeté de prendre d’assaut plusieurs endroits de la commune de Ratoma dont, entre autres, le point B du Petit Lac, Nongo, Carrefour-ambiance jusqu’à Sonfonia. Mais, c’est au carrefour Dadis de Lambanyi qu’elles ont finalement bouclé leur marche après la dispersion de celle du Point B.

Comme d’habitude, elles étaient munies des pancartes, des banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autre, des slogans : ‘’justice pour nos morts !’’, ‘’Alpha, zéro !’’, ‘’Kassory, zéro !’’ ;  ‘’Arrêtez de tuer nos enfants !’’.

Et tout au long de leur protestation, elles ont réclamé justice pour les 103 personnes tuées lors des manifestations de l’opposition à Conakry.

À la tête de ces manifestantes qui comptaient une cinquantaine, Hadja Maïmouna Bah Diallo a déclaré à la presse les raisons de leur action de ce mardi: «nous manifestons encore pour réclamer justice pour nos enfants tués. 103 jeunes tués sans  que justice ne soit rendue, nous n’en pouvons plus. Trop, c’est trop ! Nous voulons que des enquêtes soient ouvertes pour nous dire qui est en train de tuer nos enfants. Nous sommes fatiguées. C’est pour cela que nous les mamans nous protestons et nous allons continuer jusqu’à ce qu’on soit entendues. »

Poursuivant, la porte-parole des femmes de l’opposition, précise : « Il y a plusieurs points de manifestations comme celle-ci. Elles sont en tout 11 dans la commune de Ratoma. Mais comme on ne peut pas aller dans tous ces lieux parce qu’il se fait tard avec les embouteillages, nous sommes venues au carrefour Dadis. Notre objectif, ce n’est pas de faire beaucoup de monde mais, c’est de nous faire entendre. Il faut que ce gouvernement nous comprenne et qu’il sache que nous ne pouvons plus accepter qu’il tue nos enfants n’importe comment dans la rue comme des poulets. »

Il est à souligner que mardi aucun incident n’a émaillé cette manifestation des femmes de l’opposition à Ratoma.