Manifs du FNDC : Ce que Faya Millimouno demande au pouvoir

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Au terme de leur marche tenue entre l’autoroute Fidel Castro et la route Le Prince, les opposants au projet de révision constitutionnelle sont arrivés dans l’après-midi de ce jeudi 24 sur l’esplanade du stade du 28 septembre. Là, ils se sont relayés au micro pour livrer chacun son message.

Dans son adresse au public, le président du Bloc libéral a commencé prr demander avec force la libération d’Abdourahamane Sanoh, de Sékou Koundouno, d’Ibrahima Diallo, d’Elie Kamano et de tous les autres qui sont en prison pour cette cause.

« S’ils (gouvernants, ndlr) pensent qu’en mettant en prison Messieurs Sanoh, Koundouno, Kamano, qu’ils peuvent casser ce mouvement, alors ils n’ont qu’à construire davantage de prisons », a lancé Dr Faya Lansana Millimouno.

Et de poursuivre en ces termes: « Nous sommes des Sanoh, des Koundouno, des Kamano. Nous disons au président Alpha Condé qu’il n’y aura plus jamais un troisième mandat en Guinée. Il n’y en aura pas. On n’a pas besoin de faire intervenir des marabouts. On n’a pas besoin de faire intervenir des mercenaires. Il n’y aura plus de troisième mandat en Guinée », s’est-il répété en guise d’insistance.

Tout en saluant la forte mobilisation des uns et des autres autour de cette marche, l’incarnation de la quatrième force politique du pays a indiqué que le seul pouvoir reste celui du peuple et que les manifestations vont se poursuivre jusqu’à ce que le projet de troisième mandat soit enterré.

« Vous avez montré aujourd’hui que vous êtes debout. Alors, le peuple de Guinée va se faire respecter. Et nous allons continuer à marcher jusqu’à ce que les Sanoh, les Koundouno (…) soient libres pour que le projet de troisième mandat soit enterré définitivement », a menacé le leader politique, membre du Front anti troisième mandat.