Manifs du FNDC à Mamou : Plusieurs personnes condamnées avec sursis

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C’est sous haute surveillance sécuritaire ce lundi 21 octobre que le tribunal de première instance de Mamou a rendu le verdict sur le procès des 42 personnes interpellées dans la ville carrefour à l’occasion des manifestations déclenchées par le FNDC (front national pour la défende de la constitution).
Poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction des biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voies de faits, les 42 prévenus dont 7 femmes ont à tour de rôle à la barre rejeté les faits portés contre eux le vendredi 18 octobre dernier.  Plusieurs prévenus ont été condamnés en sursis.
Après plus de 13 heures de débats, c’est aux environs de 23h ce vendredi que le ministère public a présenté ses réquisitions contre les 42 prévenus. Sidiki Camara a requis 3 mois de sursis dont une ferme contre 5 prévenus et au paiement d’une amende de 500.000 GNF.
6 mois de sursis contre 20 prévenus et au paiement de 300.000 GNF d’amende.
6 mois de sursis et 200.000 GNF d’amende pour manœuvres et actes de nature à compromettre la libre circulation contre 2 prévenus interpellés à la veille des manifestations.
Le procureur a enfin requis pour la relaxe de 15 prévenus.
Dans le délibéré, Abdoulaye Conté le président du tribunal a requalifié les faits en délit de provocation direct à un attroupement non armé les faits poursuivis sous la qualification du délit de participation délictueuse à un attroupement. La contravention d’entrave à la libre circulation sur la libre circulation sur la voie public est établie. Il a indiqué que les délits de coups et blessures volontaires, violences et voies de faits ne sont pas établis. Il a ajouté aussi que le délit de destruction de biens publics et privés n’est pas imputable aux prévenus.
Le président a prononcé la fin de poursuites pour 19 prévenus. Par conséquent, il a condamné 20 personnes à 6 mois de prison assortis de sursis et au paiement de 500.000 GNF. Il a ensuite condamné 3 personnes à un an de prison assortis de sursis et au paiement d’un million de francs guinéens.
Le président a enfin ordonné la confiscation du mégaphone saisi sur l’un des prévenus. Il a demandé à la partie civile de mieux se pourvoir.
L’avocat Maître Paul Lazard Joachim Gbilimou a annoncé relevé appel de la décision du tribunal.
Lansana Rougeaud Camara conseiller à la mairie de Mamou arrêté pendant ces manifestations continue toujours à croupir à la maison centrale.