Manifs et débats sur une « dissolution » du parlement : voici ce qu’en dit le chef de la majorité à l’Assemblée

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Les opposants au régime d’Alpha Condé envisagent d’organiser une série de manifestations sur les voies publiques le mercredi 25 novembre prochain. Même si ces manifestations en vue ont été interdites par le pouvoir, leurs organisateurs se disent prêts à réaliser leur penchant à instaurer l’alternance à la tête du pays.

Interpellé sur la question au cours d’un point de presse organisé ce lundi 13 novembre au Palais du peuple, siège du Parlement, le président du groupe parlementaire de la majorité a réagi en ces termes : « je souhaite ardemment que la raison puisse prendre le dessus pour qu’ensemble nous puissions comprendre que nous avons tous à gagner dans la paix et que toute forme de violence, de casse ou de destruction d’édifices, de biens publics ou privés ne nous avance guère. (…). Je crois que les organisateurs doivent avoir à l’esprit cette question de préservation de la paix et de la quiétude sociale et par conséquent, faire des choses telle que la loi ne l’interdise pas », a déclaré le député Aly Kaba.

A la question de savoir sa position face à une éventuelle dissolution du Parlement pour faciliter l’instauration d’un dialogue entre acteurs politiques, le chef du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel  a dit que cette question de dissolution de l’Assemblée nationale n’est pas une condition ni un point de revendication.

Et que si par hasard, tel était le cas, la dissolution de l’Assemblée est régie par des dispositions légales.

« Et seul le président de la République en a les prérogatives. Si nous ne sommes pas dans ce schéma, je ne vois pas comment on peut envisager la dissolution du Parlement. Il y a d’autres argumentaires qu’on avance sous prétexte que les principaux partis de l’opposition ne siègent pas au sein de l’institution. On n’a pas autant de problèmes que la huitième législature où l’opposition était représentée majoritairement. Il arrivait des moments où les députés de l’opposition boudaient carrément les travaux de session pour des raisons politiques qui n’avaient rien à voir avec les travaux de l’Assemblée. Donc, la question de dissolution de l’Assemblée est un faux débat, puisqu’il n’y a aucune raison. A mon avis, il n’est pas question de dissoudre l’Assemblée nationale. C’est une illusion », a-t-il conclu.

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