Marché de Sonfonia : quand les étalagistes s’abritent derrière la poubelle pour envahir la chaussée

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Nous sommes au marché de Sonfonia, dans la commune de Ratoma.  A ce niveau, le débordement sur la voie urbaine est perceptible, du premier coup d’œil. On note la présence massive de marchands et acheteurs sur une bonne partie de la chaussée. On y voit aussi des camions et divers autres véhicules qui débarquent des produits et marchandises. Ce seul constat laisse supposer l’encombrement et la grosse animation qui prévalent en cet endroit.

Cette portion de terrain ainsi squattée représente plus du tiers de la voie ouverte à la circulation. Mais de cela, personne ne semble se préoccuper. C’est aux automobilistes et motocyclistes de faire attention ! Pendant ce temps, ceux qui y grouillent n’ont d’yeux et d’oreilles que pour les produits et articles qu’ils veulent vendre ou acheter. De tout ce qui est sécurité ou encombrement de la circulation, ils n’ont cure. Ça passe au second plan.

C’est ainsi qu’aux heures de pointe, de gros embouteillages s’y développent qui ralentissent longtemps et fortement le trafic. Une file de véhicules se forme qui se prolonge sur environ un kilomètre jusqu’au niveau des rails de Friguia, en direction de la T8. Un autre facteur aggravant s’ajoute à cette gêne totale observée. C’est la dégradation avancée de la chaussée, juste à hauteur de l’un des accès au marché. Elle oblige les usagers à rouler au pas pour franchir l’obstacle.

Ce goulot ainsi créé contraint certains automobilistes à faire un grand détour par l’université Général Lansana Conté, pour rejoindre Kaloum ou tout autre point de chute.

Nous n’avons eu aucune peine à comprendre pourquoi les marchands s’installent ainsi de l’autre côté des dalles qui limitent le périmètre du marché, au mépris des risques encourus. Tous nos interlocuteurs nous ont dit être alignés sur l’axe représenté par la grande poubelle placée en ces lieux. Celle-ci, aux dires de tous, est toujours restée déposée à la même place. C’est elle qui leur sert de repère pour s’installer et vendre. Tant qu’ils ne dépassent pas la limite virtuelle de son tracé linéaire, ils ne se disent pas être en faute.

Vrai ou faux, fondé ou non, c’est la trame de leur discours. Et tout porte à croire qu’ils sont unanimes à penser ainsi.

Pendant ce temps, il est à reconnaître que ce gros bac à ordures ne semble pas être judicieusement installé. Il est carrément sur la chaussée dont il occupe le premier tiers. Est-ce pour faciliter sa vidange par les camions-poubelle qui attendent souvent que les ordures nauséabondes dégoulinent de tous les côtés pour intervenir ? Est-ce pour engranger plus de recettes possibles qu’on le sort carrément de l’enceinte du marché augmentant du coup le nombre de places à attribuer ?

La réponse à ces questions est attendue. L’administration du marché devra éviter que la position de cette poubelle serve de faire-valoir aux marchands qui dépassent la limite fixée pour s’installer sur la route.  C’est à la fois, gênant, dangereux et inesthétique. Et l’exemple devant venir du sommet doit toujours être le meilleur à suivre.