Marche du 5 mars : le FNDC invoque le code pénal et considère que leur manif est «autorisée»

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Le fait pour le pouvoir de repousser le double scrutin du 1er mars passé n’a pas suffi pour calmer les ardeurs du font national pour la défense de la constitution (FNDC). C’est ce que nous retenons de la sortie médiatique des opposants au projet de troisième mandat qui viennent de lever un coin du voile sur leur marche prévue demain jeudi.

Nous en savons un peu plus sur la marche envisagée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC) demain jeudi à Conakry et dans certaines régions du pays. Elle est prévue pour la ville de Conakry, sur l’autoroute Fidel Castro, suivant l’itinéraire toujours annoncé mais toujours refusé au FNDC, allant du rond-point Tannerie à  l’esplanade du palais du peuple.

Nous savons également que, le FNDC, selon les conférenciers, a écrit aux mairies de Matoto, Matam et Kaloum concernées pas l’itinéraire. Mais qu’il n’a pas reçu de réponses favorables ou non de la part de ces communes. Même si les organisateurs, se référant aux dispositions du code pénal notamment en ses articles 621, 622 et 623 qu’ils ont invoqués, considèrent la marche de ce jeudi autorisée. Car expliquent-t-ils, les communes avaient 48 heures pour répondre aux lettres d’information qui leur sont adressées.

En ce qui concerne les dispositions  pratiques liées à la sécurité, en attendant d’organiser une rencontre avec les services du maintien d’ordre, le FNDC jette son dévolue sur deux mille (2000) jeunes préparés à cet effet, informe le chargé des opérations.

L’autre aspect à noter, en tout cas si on tient compte de l’énumération faite Sékou Koundouno, le chargé de la stratégie et de la planification du FNDC, c’est que cette marche sera concentrée sur la Basse côte, le Fouta et une partie de la haute Guinée.

Selon, Sekou Koundouno, en plus de la ville de Conakry, « en province », indique-t-il, « nous avons Coyah, Telimélé, Kindia, Dubréka y compris Tanènè Bouramaya, Fria, Boffa, Kolabounyi, Kamsar, Boké, Sangarédi, Labé, Tougué, Lelouma, Koubia, Mamou, Dalaba, Pita, Dabola, Dinguiraye « qui seront encore dans la danse ». Une mobilisation pour « participer à l’enterrement du coup d’État constitutionnel », précise M. Koundouno.

A la question se savoir pourquoi ne pas opter pour la retenue suite au report des élections considérées par une partie de l’opinion comme un geste d’apaisement, la réponse d’Ibrahima Diallo est sans équivoque. « Le FNDC est créé pour empêcher le coup d’Etat constitutionnel, à travers le projet de référendum. A date, comme vous le savez, Alpha Condé n’a pas retiré son projet de coup d’État constitutionnel. Donc je ne vois pas pourquoi le FNDC va arrêter ses actions sur le terrain. Nous l’avons dit lors de notre dernière déclaration. Tant que M. Aplha Condé ne retirera pas son projet de coup d’État constitutionnel, nous allons continuer à manifester. Nous allons continuer à dérouler des actions pour l’emmener à comprendre que seul le peuple est souverain… », explique le chargé des opérations du FNDC.

A noter que comme souvent,  le coordinateur de FNDC, Abdouramane Sano n’a pas pris part à cette conférence de presse.