Marche du FNDC dispersée: Dr Ousmane Kaba choqué et surtout « inquiet »…

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C’est leader choqué et surpris que votre quotidien électrique a rencontré ce jeudi soir pour parler de la manifestation dispersée un peu plus tôt dans la journée.

Pour le président du PADES, ce qui s’est passé lors de la marche du front national pour la défense de la constitution, ce jeudi 14 novembre, relève de « l’usage de la force brute ». D’autant plus que les  manifestants étaient encore sur l’itinéraire autorisé par le pouvoir », explique-t-il. Er d’enfoncer le clou en déclarant que « nous sommes dans un système qui essaie de mettre en place une vraie dictature… une dictature galopante »,  insiste-t-il.

Sa surprise à propos de ce qu’il décrit comme « une charge des forces de l’ordre sur les manifestants et les leaders » est aussi due au deux poids deux mesures des autorités. Au même moment, rappelle Dr Kaba, « …plusieurs manifestations (de soutien au projet de  changement constitutionnel ndlr) sont organisées par le gouvernement à l’intérieur du pays ».
Regrettant dans la foulée que ce soit celui qui s’est battu contre le « Koudeïme » du régime Conté qui mène le pays à cette situation, avec une « clique » qui ne défend que des intérêts égoïstes.

Mais Dr Ousmane Kaba ne s’est pas montré que choqué et surpris dans ce bref entretien. Il a aussi exprimé une préoccupation pour la Guinée et son avenir. Et ce qui paraît le plus inquiétant aux yeux l’économiste et fondateur d’université privée, c’est la contreviolence qui risque de déboucher sur l’instabilité. Car explique-t-il, « …en dépit de tous les témoignages et condamnations, ce régime est décidé une fois pour toutes à s’imposer au peuple de Guinée par la force ».

D’où son appel aux « bonnes volontés afin qu’elles interviennent pour éviter à notre pays la déstabilisation… » dont les risques n’épargneront pas la région ouest africaine.