Marches de l’opposition : Kassory s’y oppose pour « sauver » des vies et « éviter » des casses

décembre 14, 2018 12:25

« Il est question de limiter les marches pour préserver les vies humaines, la paix et les casses…»

L’interdiction de toute manifestation à caractère politique a été l’une des questions abordées ce jeudi 13 décembre par le Premier ministre Kassory Fofana lors de son passage à la télévision nationale.

Dans son raisonnement, Kassory Fofana a indiqué que la marche est un droit constitutionnel comme le dit l’opposition. Mais aussi, a-t-il rappelé, la libre circulation des personnes et de leurs biens est aussi un droit constitutionnel. Alors, le PM Kassory Fofana a estimé qu’il faut trouver l’équilibre des deux choses qui semblent contradictoires ou il faut trouver le moyen de les concilier.

« Il faut faire en sorte que la liberté des uns d’user de leur droit de marcher n’empêche pas celle des autres d’user de leur droit de vaquer à leurs occupations. Il nous appartient en tant que gouvernement de gérer cela. Nous assistons depuis des années à une situation inacceptable de morts, de casses, d’actes de vandalisme dans les manifestations. La question est de dire qu’on ne fait rien à cause de la loi, par la loi, pour le respect de la loi, pour faire la comptabilité macabre des victimes. Nous allons assister à beaucoup de compassions, aux enterrements  et au lendemain, on enchaine une autre marche qui a pour conséquence d’autres morts.

Il y a une dizaine de jours les femmes de l’opposition m’ont fait remarquer que qu’il y a des victimes pendant les marches.  Ce que je déplore,  à chaque fois qu’il y a marche, qu’il y a des victimes, qu’il y a de morts et qu’on continue à marcher. J’ai dit à ses dames, vous dites que toutefois qu’il y a marche, il y a des morts et il n’y a pas de sanction et vous attendez de moi que j’autorise les marches, ma réponse je dis non.

Pour la paix dans la cité, la protection des citoyens et la sécurité des citoyens, il y a lieu de freiner ces marches. Les manifestations civiles ne sont pas interdites, il y a les mariages, et les baptêmes. Quand on dit la marche politique ou ville morte, vous  savez à quoi ça abouti.t Le gouvernement va croiser les bras pour ne rien faire et quand il y a des dégâts… il est question de limiter les marches pour préserver les vies humaines, pour préserver la paix dans la cité et pour préserver les casses de maisons et des biens publics…»