Marela-Faranah : les conseillers du RPG et de l’UFR absents à l’installation, l’UFDG se taille la part du lion

octobre 31, 2018 10:28
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En l’absence des 8 conseillers du RPG et les 2 de l’UFR à l’installation, le principal parti de l’opposition, UFDG s’empare des 4 postes du bureau exécutif de la mairie de Marela, une sous-préfecture située à 90 kilomètres  du chef lieu Faranah. Au total, 23 conseillers dont 8 pour le RPG, 2 pour l’UFR et 13 pour l’UFDG devaient participer à l’élection des membres du bureau exécutif qui auront désormais la charge de gérer la mairie pour les 5 prochaines années.

A la grande surprise, des citoyens et autres venus pour contempler l’évènement ont constaté l’absence des conseillers du parti de la mouvance présidentielle et de l’Union des forces républicaines.

Interrogé sur les motifs de leur absence, le président du comité de crise du RPG-Arc-en-ciel de Faranah, Abou Traoré, explique : « A Marela, les conseillers du RPG et de l’UFR n’ont pas pris part à l’installation, par ce que avant le vote, il y avait un contentieux qui existait entre le RPG et l’UFDG. Il y a certains éléments du RPG qui ont été victimes de démolition de maisons et pillages. Donc, ils (éléments du RPG) ont porté plainte à la justice. L’affaire est la justice, jusqu’à présent la procédure n’est pas normalement engagée pour faire un procès. C’est ce qui a fait que les conseillers du RPG à l’unanimité avec ceux de l’UFR ont dit que tant qu’il n’y a pas  de procès, il n’y aura pas d’installation de conseillers communaux à Marela. Parce que, ceux qui sont conseillers du côté de l’UFDG sont concernés dans la plainte du RPG. Donc, on a supposé que ce sont (conseillers de l’UFDG) qui sont les présumés fauteurs de ces démolitions. Par conséquent, ils (conseillers du RPG) n’ont pas accepté de participer à l’installation. Même maintenant-là, ils sont en train de dire qu’il n’y aura pas de passation de service. »

Pour sa part, le secrétaire fédéral de l’UFR, Mohamed Lamine Fofana, donne sa version des faits comme suit : « Après plusieurs entretiens avec les conseillers de l’UFDG, il n’y a pas eu d’entente pour les places dans le bureau exécutif. Ces derniers temps, à l’approche de l’installation, ils (conseillers de l’UFR) m’ont appelé qu’ils ne sont pas tombés d’accord avec l’UFDG par ce qu’il y avait des problèmes entre eux. Parce qu’ils avaient voulu créer une relation avec les conseillers de l’UFDG avec qui ils n’ont pas pu s’entendre. Moi-même en compagnie d’un représentant de l’UFDG, nous étions partis pour faire une alliance mais ça n’a pas porté fruit. Parce que, nous avons tout fait pour que nous puissions avoir une place comme le poste de vice-maire, ils n’ont pas du tout accepté soi-disant qu’ils ne peuvent plus donner cette place parce qu’ils étaient plus nombreux. »

De son côté, le chargé de l’organisation du bureau fédéral de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Mohamadou Soumbalakô  Barry, précise  : «  L’installation s’est bien passée. Quand le délégué est rentré, il a lu les textes régissant le processus d’installation. Il a demandé à tous les conseillers de rentrer dans la salle mais les conseillers de l’UFR et du RPG ne sont pas rentrés sauf les 13 de l’UFDG qui ont pris part et ils ont voté pour le poste du maire, du premier vice-maire, deuxième et troisième vice-maire. »

Il a par ailleurs ajouté : « Les conseillers du RPG et de l’UFR absents à l’installation ont compris qu’ils n’ont pas eu de chance de capter certains conseillers de l’UFDG en leur faveur, c’est pourquoi, ils ont refusé de rentrer dans la salle. Parce que, c’est impossible que 10 conseillers gagnent devant 13. »

Le scrutin des communales du 4 février 2018 en Guinée a été marqué par des violences et pillages à Marela. Des violences électorales qui ont fini par une plainte au Tribunal de première instance de Faranah. L’ouverture d’un procès pour trancher ces contentieux électoraux se fait toujours attendre. Depuis, un calme précaire règne dans cette sous-préfecture.