Massacre du 28 septembre : le dossier sera jugé dans le premier semestre de 2020 (Ministre)

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A l’appel des forces vives de la nation, plusieurs citoyens ont rallié le stade de Conakry le lundi 28 septembre 2009. Leur meeting a été réprimé dans le sang, avec plus de 157 personnes tuées, des centaines de femmes violées, ainsi que de nombreux portés disparus.

Dix ans après la survenue de ce massacre, les victimes pourraient enfin bénéficier de justice. C’est du moins l’assurance donnée par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux qui animait une conférence de presse ce vendredi 10 janvier 2020.

Parlant du procès de ces crimes commis en 2009 au stade du 28 septembre, Mamadou Lamine Fofana a déclaré que le gouvernement s’est fixé pour objectif de relever ce défi que le conférencier a jugé de majeur.

« A cet effet, il (le gouvernement, ndlr) a mis en place un pool de juges d’instruction qui a rendu son aura de clôture. Une ordonnance a été frappée de pourvoi, parce que c’était en dernier ressort. Et la Cour suprême a rendu son arrêt en mai 2019. A ce jour, il reste la tâche d’organisation matérielle du procès, notamment la construction d’un immeuble qui devant abriter le procès et dont la pose de la première pierre est prévue pour ce lundi 13 janvier 2020 pour durer une dizaine de mois », a indiqué le Garde des Sceaux.

Dans un passé relativement récent, le ministre de la Justice avait rassuré l’opinion publique de la tenue de ce procès en 2020. Pris aux mots, un journaliste lui a demandé si cette déclaration reste de mise vu que les travaux de construction de cet immeuble s’étendra sur une dizaine de mois. Mais la réponse de Mamadou Lamine Fofana est sans équivoques.

« L’entrepreneur dit 10 mois. Mais nous, nous avons besoin d’une salle d’audience digne de ce nom, qui puisse abriter le procès, c’est-à-dire une salle d’audience, une salle pour les témoins, une salle pour les victimes, etc. Dès que cela se réalise – et nous pensons que d’ici le mois de mai – cela va se réaliser, nous allons tenir le procès. Nous avons pris des engagements fermes vis-à-vis de la communauté internationale que le procès se tiendra en juin ou au plus tard en juin 2020 », a rassuré le ministre.

S’exprimant sur la poursuite des enquêtes sur les crimes commis à l’occasion des manifestations politiques, M. Fofana a rappelé qu’il convient de dire que les procédures sont en cours devant les officiers de police judiciaire et les juges d’instruction des différents tribunaux saisis.

« Le gouvernement est conscient du fait que sans une justice indépendante, accessible et respectueuse des droits de l’Homme, il ne saurait y avoir de paix, de quiétude sociale et d’environnement favorable à l’investissement », a conclu le ministre d’Etat, par ailleurs ministre chargé des Relations avec les institutions.