Massacre du 28 septembre : l’UFR exige la tenue rapide d’un procès

septembre 29, 2018 7:04
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Présidée par les députés Ibrahima Bangoura, Aissata Daffé et Ahmed Tidiane Sylla, responsable de Communication, l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR), de ce samedi 29 septembre a essentiellement porté sur l’anniversaire de la date du « Non » historique à la communauté française ayant conduit à l’indépendance pour la Guinée.

A cette occasion, les responsables du parti de Sidya Touré ont cité les événements qui ont marqué cette date jusqu’à nos jours. Pour le député Ibrahima Bangoura, le pays a connu des événements heureux : la date du 28 septembre ayant conduit à l’indépendance de la Guinée, le nom de ladite date donnée au Stade du 28 septembre, qui est un lieu de réjouissance de la jeunesse mais aussi des événements malheureux : les massacres du 28 septembre 2009 et l’éviction du désormais ex-président de la Cour Constitutionnelle, Kèlèfa Sall, le 28 septembre 2018.

Parlant des événements malheureux du 28 septembre 2009, les deux députés ont témoigné sur leur « odyssée » avant d’exiger le procès des auteurs de ces crimes afin de situer les responsabilités et de rendre la paix possible dans le pays.

C’est d’abord le député Ibrahima Bangoura qui a déploré la mort d’un pharmacien abattu par les militaires à l’esplanade du stade du 28 septembre et la disparition d’un jeune manifestant embarqué dans un container dont on n’a jamais eu de nouvelle. Alors que Mme Daffé, visiblement émue, a témoigné sur la mort d’un autre jeune manifestant poignardé par un militaire béret rouge pendant que ce jeune tentait de s’interposer entre eux au moment où le militaire était sur le point de tabasser dame Daffé.

Sans vouloir entrer dans les détails pour éviter de choquer, ont-ils dit, les deux responsables de l’UFR exigent la tenue d’un procès dans un bref délai pour éclairer la lanterne des citoyens sur ces douloureux événements du 28 septembre qui ont fait, selon l’ONU, 157 morts.

«Après tout ce qui s’est passé, en termes de morts, de viols, etc. il faut que les auteurs de ces crimes soient jugés », a appuyé à son tour, le chargé de Com du parti, Ahmed Tidiane Sylla.