Matam: un présumé violeur de mineures mis aux arrêts par la gendarmerie

juillet 3, 2019 2:23

La Direction des investigations judiciaires de Matam (PM3) a présenté ce mercredi 3 juillet à la presse un présumé violeur en série et dont les mineures constituent sa proie préférée. Pour ce cas-ci pour lequel il est interpellé, les victimes qui sont au nombre de trois mineures, viennent d’une même famille située au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, en haute banlieue de Conakry.

Soucieux du respect de la confidentialité de l’instruction, l’adjudant-chef Bernard Tinguiano, qui est le responsable de la division protection des enfants et du genre du PM3, s’est abstenu de tout commentaire sur le contenu du rapport livré par le médecin légiste. Toutefois, il affirme que son service dispose de toutes les preuves contre ce présumé violeur du nom de Kaba Condé. Il est âgé de 30 ans.

« Nous avons reçu un monsieur pendant que nous étions au bureau. Il était muni d’une plainte dans laquelle il déclare que trois de ses filles ont été violées. Toute de suite, une équipe d’enquêteurs spécialisés dans le domaine de la défense des droits des enfants et du genre été mise en place. C’est au cours de cette enquête qu’un certain Kaba Condé a été interpellé. Après son audition, nous avons présenté les trois filles au médecin légiste dont nous taisons le contenu du rapport pour des raisons de secret d’enquête.

Mais ce qui est sûr, nous avons suffisamment de preuves irréfutables contre M. Condé.  Dans la déclaration des parents des victimes, M. Kaba Condé était d’abord un voisin. Quand son tuteur a déménagé, par humanisme, la famille a demandé qu’il reste avec elle parce qu’il était très loin de son lieu de travail. M. Condé a fait une dizaine d’années avec cette famille. Dès fois, c’est lui-même qui surveillait les enfants quand les parents sont absents de la maison.  

Nous avons toujours dit qui les violeurs sont toujours proches des familles dans lesquelles ils commettent leur forfaiture. C’est ainsi que M. Condé a profité de ses relations familiales pour abuser les filles.  

Il faut par ailleurs rappeler que beaucoup de cas de viols sont étouffés dans les quartiers et dans les familles parce que les victimes sont très proches des familles. Souvent, nous remarquons que ce sont les victimes qui ont plus honte que les bourreaux. C’est pourquoi, nous devons tout faire pour inverser cette tendance », a-t-il lancé.

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