Matoto : le message de paix et de fermeté de Kalémodou aux militants de l’UFDG

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Programmée pour ce mercredi 6 février 2019, la reprise de l’élection du maire de Matoto est renvoyée aux calendes grecques. C’est une volonté du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation qui avait pourtant fixé cette date désormais foirée.

A son domicile de Simbaya 1 bondé d’une foule nombreuse de militants et sympathisants de sa formation politique, le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée dans cette municipalité a livré un message de paix et de fermeté.

Voici le message lancé par le député  Kalémodou Yansané !

« Je voudrais remercier les militants de l’UFDG qui se sont fortement mobilisés ce matin pour m’accompagner. Je parle des militants de l’UFDG et surtout des militants de Matoto tous bords confondus. Parce que ceux qui sont là, c’est sûr que ce ne soient pas seulement les militants de l’UFDG. C’est toute obédience confondue.

Je voudrais vous remercier pour cette mobilisation. Et je vous invite à la paix. Ne provoquez personne. Nous sommes dans le domaine de la loi. Lorsque nous avons vu que nos droits étaient brimés, on a saisi la Cour suprême qui a dit que le ministre de l’Administration du territoire n’était pas habilité, n’a pas le droit de suspendre, d’annuler ou de valider une élection. Il a simplement le rôle de convoquer le corps électoral.

J’ai envoyé un courrier hier au ministre pour lui dire s’il veut convoquer le corps électoral, on attend l’arrêté dans lequel il sera stipulé l’objet pour lequel le vote sera consacré. Si c’est pour élire le maire, le maire est déjà élu depuis le 15 décembre 2018. Vous êtes au courant de cela. Si c’est pour élire les vices-maires, on est prêt à tout moment pour venir compétir pour les adjoints au maire.

Il parait que c’est reporté à une date ultérieure. Je n’ai pas de confirmation. Mais je demande à tout le monde de rentrer tranquillement à la maison. Certains vont essayer de vous provoquer. Ne répondez pas aux provocations, sinon ça serait un alibi pour reporter ou annuler. Celui qui a déchiré, il a provoqué. C’est ce qui nous a mis dans tout ça aujourd’hui. S’il n’avait pas déchiré, on ne serait pas là.

Vous sortez d’ici, vous rentrez tranquillement à la maison. Vous restez mobilisés. Nous sommes dans un pays où les règles de jeu sont très claires. Nous sommes déterminés à respecter et à faire respecter les règles en ce qui concerne l’élection à la marie de Matoto. Nous sommes prêts à tout compromis pour vu qu’il y ait la paix à Matoto. S’ils font le forcing là-bas, nous on ne le fera pas. Mais on sera là pour faire en sorte que les règles soient respectées.