Me Mory Doumbouya à la Maison centrale : « il est de notre responsabilité de prendre en considération la santé des détenus »

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A la Maison centrale de Conakry où il a procédé, vendredi 24 juillet, à la remise d’un important lot de kits sanitaires et d’hygiène en faveur des détenus, le nouveau ministre de la Justice a profité de l’occasion pour prôner le droit des personnes en conflit avec la loi à de meilleures conditions de vie. « En tant que Garde des Sceaux, il est de notre responsabilité, de notre rôle régalien de prendre en considération et d’en faire une préoccupation majeure la question liée à la santé des personnes en conflit avec la loi dans les maisons de détention… », a déclaré le ministre de la Justice.

En face de ces kits sanitaires – remis par l’ONG Terre des hommes suite à un financement de l’Agence française de développement (AFD) – l’avocat de carrière a donc exprimé un sentiment de satisfaction et de réconfort moral, lui qui n’est pas d’accord que « le prisonnier ne soit considéré comme un banni de la société ».

Pourtant, a indiqué Me Doumbouya, dans la conception occidentale moderne du procès pénal, la prison a depuis longtemps cessé d’être un lieu d’élimination physique ou de bannissement de l’individu.

Reconnaissant que c’est l’Etat qui a l’obligation fondamentale de pourvoir aux besoins des détenus, le ministre était surtout satisfait du geste de l’AFD (partenaire au développement)  en faveur des prisonniers de son pays.

Des savons, de l’eau de javel, des nattes, du coton hygiénique pour les femmes…. Ces kits fournis par Terre des hommes viennent renforcer le dispositif sanitaire en place à la Maison centrale Conakry, plus grande prison de la capitale, où est d’ailleurs installé un centre de dépistage du coronavirus.

Il faut rappeler qu’en avril dernier, bien avant la nomination de Me Mory Doumbouya au mois de juin, le ministère de la Justice a signalé un cas de mort dû au COVID-19 à la Maison centrale.