Me Pépé A. Lama, sur le recours introduit par l’opposition : « La Cour constitutionnelle sait qu’elle doit se prononcer avant… »

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Alors que le délai  imparti à la Cour constitutionnelle pour l’examen des recours est de 15 jours, les avocats des 43 députés de l’opposition (UFDG et UFR) espèrent que le recours introduit ce vendredi contre l’ordonnance du Présidence Alpha Condé sur le référendum sera examiné avant le 1er mars, date du double scrutin législatif-référendum.

« Si la Cour constitutionnelle n’examine pas notre recours avant le 1er mars, elle se rendrait complice de la violation de la Constitution », a dit Me Pépé Antoine Lamah, l’un des deux avocats des députés. « La Cour doit prendre ses responsabilités. Elle sait qu’elle doit se prononcer avant le 1er mars. Nous avons confiance que la raison et le sens de la responsabilité vont la guider pour dire le droit, rien que le droit », espère l’avocat.

En attendant une éventuelle décision de la Cour avant le 1er mars, l’avocat croit avoir déposé un recours suffisamment motivé et argumenté. « Nous laissons la Cour constitutionnelle rentrer dans l’histoire en disant le droit, rien que le droit. Ils ont la charge de rendre la justice au nom du peuple de Guinée. S’ils veulent que le peuple continue à se reconnaître en eux à travers leurs décisions, ils doivent s’efforcer de rester fidèle à leur conscience, à se coller à la loi, en prenant pour seul instrument de travail la loi, rien que la loi », a-t-il dit.

A 15 jours du double scrutin législatif-référendum du 1er mars, les avocats de l’opposition ont déposé ce vendredi 14 février 2020 un recours en annulation contre l’ordonnance promulguée le 29 janvier dernier par le Président Alpha Condé sur le référendum.

« En adoptant l’ordonnance portant dispositions relatives au référendum, le Président de la République est intervenu dans une matière qui échappe à sa compétence constitutionnelle », lit-on dans le recours déposé ce vendredi par les avocats Alpha Yaya Dramé et Pépé Antoine Lama.

Par conséquent, relèvent-ils, l’ordonnance est entachée d’une violation du principe de séparation des pouvoirs et doit, sur ce seul motif, être censuré.

Il faut rappeler que le premier recours introduit par l’opposition relatif au report des législatives du 1er mars a déjà été rejeté par la Cour constitutionnelle.