Médias: peinée par le coût de la licence, l’URTELGUI cherche le juste milieu

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Les radios et les télévisions ont de nombreuses taxes à payer à l’Etat, ce, malgré leurs difficultés financières. Après la redevance, il y a désormais le coût de la licence qui est une rubrique nouvellement créée. Etranglée par de nombreuses charges, l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a entamé une série de rencontres avec les structures étatiques afin de plaider pour la presse audiovisuelle privée.

Après le ministère de l’Economie et des Finances, les responsables de l’URTELGUI se sont rendus ce jeudi 25 juillet à la Primature. Sanou Kerfalla Cissé, le président de cette structure, parle des charges qui pèsent sur les radios et télévisions guinéennes : « Il y a une nouvelle rubrique qui vient s’ajouter à nos charges, qui s’élève aujourd’hui à 40 millions GNF pour les radios commerciales, 20 millions GNF pour les radios communautaires. Et les télévisions se sont retrouvées à 200 millions GNF. On l’appelle coût de la licence. Donc aujourd’hui nous avons d’énormes problèmes, non seulement à payer le personnel, vous voyez ce qui se passe dans les différents médias, ce n’est pas parce que les patrons refusent de payer, c’est parce que tout simplement les publicités ne se bousculent plus. »

Selon le président de l’URTELGUI, c’est pour éviter la belle mort aux radios et télévisions qu’une série de rencontres avec les autorités a été initiée : « C’est pour toutes ces raisons que nous avons jugé nécessaire de rencontrer des acteurs concernés par ce dossier afin que nous puissions trouver le juste milieu. Après tout nous sommes des contribuables, il faut qu’on paie quand même un peu. »

A la suite de ces différentes rencontres, il y a une lueur d’espoir pour les responsables des médias. Car, selon M. Cissé, des engagements ont été pris afin  de trouver un terrain d’entente. « D’autres rencontres préparatoires pour la mise en place des commissions de travail dans ce sens sont aussi envisagées », a-t-il ajouté.