Menace contre les médecins du FNDC : Des hauts responsables de la sécurité accusés 

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Dans un communiqué rendu public ce mardi 11 février 2020, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) accuse le pouvoir de persécution et de menace sur un jeune médecin, le Dr Bella Kola Diallo. Ce demande, selon le FNDC, réfère les blessés ou les morts à la Croix-Rouge guinéenne et aux structures sanitaires du pays.  « Le FNDC constate avec consternation la multiplication des actes de persécution, d’intimidation et de menace à l’encontre de ses membres et partisans, de la part d’un pouvoir fébrile et en perte de repère.  Le dernier cas en date est celui de Dr Bella Kola Diallo qui est constamment persécuté et menacé de mort dans le seul but de l’empêcher de porter assistance aux personnes blessées ou tuées en marge des manifestations organisées par le FNDC.  Pourtant, ce jeune et brillant médecin, membre dévoué du FNDC, ne fait que respecter le serment d’Hippocrate en tentant de sauver les vies des innocentes victimes des forces de défense et de sécurité qui sévissent sauvagement dans les différents quartiers de Conakry. Dr Bella Kola Diallo agit en toute légalité lorsqu’il réfère les victimes à la Croix Rouge ou aux différentes structures de santé. C’est en cela que consiste sa contribution citoyenne dans le combat que mène le FNDC contre le coup d’État constitutionnel en cours dans notre pays », peut-on  lire dans le communiqué du FNDC.  Les opposants au référendum constitutionnel accusent, entre autres, le ministre de la Sécurité et le responsable de la gendarmerie régionale de Conakry : « Les menaces contre le responsable de l’équipe médicale du FNDC viennent principalement de M. Damantang Albert Camara, ministre de Sécurité et de la protection civile, du Colonel Balla Samoura, Directeur de la gendarmerie régionale de Conakry et de plusieurs autres extrémistes du pouvoir. »  Plus loin, le front prévient sur tout ce qui pourrait arriver au Dr Bella : « Le FNDC prend à témoin l’opinion nationale et internationale des menaces de mort contre Dr Bella Kola Diallo et tient le gouvernement guinéen pour responsable de tout ce qui lui arrivera à partir de cet instant. »

Joint au téléphone par Guinéenews©, le commandant de la gendarmerie régionale de Conakry, Colonel Balla Samoura dit ne pas connaitre le Dr Bella Kola Diallo : « Bella ? Je ne l’ai jamais connu. Non, je ne le connais pas, je n’ai jamais parlé avec un médecin pour les manifestations. »   A son tour, il retourne l’ascenseur au FNDC : « Je crois que c’est une manière pour eux d’éliminer les gens, comme le champ est libre, il n’y a pas de contradiction. Chacun est libre de dire ce qu’il veut. Moi je ne suis pas au courant de ce communiqué-là. C’est de vous apprends ça. »   Le Colonel Balla Samoura soutient qu’il n’est pas à sa première fois d’être accusé par des citoyens : «Nous sommes exposés à tous ces genres de situation, heureusement qu’une frange de la population nous porte confiance, sinon les gens sont décidés réellement à ne pas comprendre le sens de notre rôle. C’est malheureux que des citoyens se réveillent, parce que tout simplement qu’ils n’aiment pas la tête de quelqu’un, et dire ce qu’ils veulent. Ça ne finit pas hein ! C’est comme ça qu’on a publié ma photo que je suis en train de torturer quelqu’un à l’occasion des événements du 28 septembre, un endroit où je n’étais même pas. »  Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais connu le Dr Bella et qu’il ne gère pas la situation des blessés lors des manifestations : « Je crois que ce genre de situations doit être après tout le monde […]. Moi je ne connais pas Bella, je n’ai jamais parlé avec lui. L’histoire de gestion de ces blessés là, ce n’est pas moi qui gère. Il y a des médecins à la gendarmerie, à l’armée, à la police. Ces policiers ou gendarmes blessés sont gérés par ces gens-là. »