Menace de grève à l’EDG: le syndicat accepte de proroger les discussions jusqu’au 6 mai

avril 25, 2019 1:16

Suite à son préavis de grève, la délégation syndicale de l’Electricité De Guinée (EDG) a été reçue le mercredi 24 avril par le ministre de l’Energie Dr. Cheick Taliby Sylla au siège de son département à Kaloum, a-t-on constaté sur place.

Au terme de la rencontre, les deux parties se sont mises d’accord de proroger le temps des négociations jusqu’au 6 mai 2019. Ensuite, la commission chargée des négociations a été élargie au chef de cabinet et au conseiller juridique de département de l’Energie.

« Trois heures de débat nous ont permis pour nous mettre d’accord sur la plateforme revendicative des travailleurs d’EDG. Nous avons constaté pendant le débat qu’il y a d’énormes dysfonctionnements qui existent au sein d’EDG. Nous avons pris l’engagement d’aider l’entreprise d’EDG à résoudre ce conflit qui est en train de se développer en son sein. Nous avons adjoint au comité qui a été créé pour piloter les négociations au sein de l’entreprise, le chef de cabinet du ministère de l’Energie pour la facilitation. Nous avons ensemble prorogé le délai des négociations jusqu’au 6 mai et nous avons grand espoir que d’ici ce jour, il y aura des accords consistants qui permettront aux travailleurs d’EDG d’améliorer davantage leurs conditions de vie et de travail. Nous nous sommes mis d’accord de mettre en place une plateforme de concertations périodiques une fois par mois pour éviter même les préavis de grève », a indiqué à la presse le ministre de l’Energie Dr. Cheick Taliby Sylla.

Interrogé, le chef de la délégation syndicale d’EDG, Ahmed Cissoko a abondé dans le même sens : « cette rencontre a été très fructueuse. Nous avons débattu assez de choses importantes. Nous nous sommes mis d’accord pour modifier la date des négociations jusqu’au 6 mai pour nous permettre de discuter sérieusement tous les points inscrits dans notre plateforme revendicative. Nous sortons très satisfaits de cette rencontre. La commission de négociations est déjà mise en place et elle vient d’être renforcée par la venue du chef de cabinet et le conseiller juridique du ministère de l’Energie. Nous sommes davantage rassurés que tout ira bien et nous finirons par se comprendre. Au cas contraire, jusqu’au 6 mai, si rien n’est fait, nous serons dans l’obligation d’user tous les moyens légaux pour se faire entendre», a-t-il expliqué