Menace de grève des enseignants des écoles privées : voici la position des fondateurs après leur rencontre avec l’IGT

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Après le Syndicat national des Enseignants des Ecoles Privées de Guinée (SNEPGUI), c’est le tour de l’Association des Fondateurs des Ecoles Privées de Guinée (AFEPGUI) d’être reçu ce jeudi 25 juin par l’Inspecteur général du Travail  (IGT) pour désamorcer la grève annoncée dans le secteur pour le 29 juin, jour prévu pour la réouverture des classes.

Interrogé ce vendredi 26 juin Guineenews©, le porte-parole de l’Association des Fondateurs des Ecoles Privées de Guinée, Roland Sosso, a fait savoir qu’ils ont une position positive et qu’ils feront tout pour apaiser ladite grève. « Suite à notre rencontre avec l’Inspecteur général du Travail, nous appelons les enseignants au calme et nous allons reprendre les cours dans les bonnes conditions à partir du lundi 29 juin 2020», a-t-il dit.

A la question de savoir s’ils ont accédé à la réclamation des enseignants relative au payement des heures non enseignées, M. Sosso dira ceci : « je ne rentre pas dans ce détail. Chaque école, à son niveau, ne ménagera aucun effort pour faire face à cette situation des enseignants. Le plus important pour nous, c’est de reprendre le chemin de l’école. Ce qui reste clair, le nombre de volume d’heures perdu durant tous ces mois, nous allons les récupérer».

S’exprimant sur l’immatriculation des enseignants à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), M. Sosso a laissé entendre que dans toutes les écoles, tous les fondateurs ont fait le maximum afin d’enregistrer les enseignants à la CNSS.

« Je rappelle qu’il y a eu beaucoup de problèmes à la CNSS qui fait qu’aujourd’hui, les gens n’ont plus confiance. Vous déposez votre argent, lorsque vous avez un problème, c’est impossible pour vous de toucher votre cotisation. Nos enseignants ont peur de cette situation sinon la proposition leur a été faite plusieurs fois. Je vois la raison pour laquelle ils sont réticents. Il faut que le directeur général de la CNSS fasse un tour dans toutes les écoles pour sensibiliser les enseignants, voir les associations des fondateurs d’écoles privées avant de procéder à l’enregistrement des enseignants du secteur privé. Cela y va dans l’avantage de l’employeur et de l’employé », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne le payement du salaire des enseignants (12 mois au lieu de 9 mois), M. Roland Sosso a déclaré que cela doit faire l’objet de discussion personnelle de chaque école envers ses enseignants. «Les écoles n’ont pas les mêmes réalités. Elles ne peuvent pas faire quelque chose de manière unanime», a-t-il dit.

Avant d’enchaîner : « le combat du Syndicat National des Ecoles Privées de Guinée ne doit pas être orienté contre leurs fondateurs. Ils doivent réclamer une vie épanouie mais, il faut qu’ils se lèvent, se joindre aux fondateurs d’écoles privées pour que l’Etat prenne des dispositions telle que la création d’une banque de l’Education où toutes les écoles et les enseignants doivent être affiliés, ouvrir une ligne de crédit pour les enseignants et monter des projets tels que la construction des maisons sociales pour des enseignants avec remboursement à long terme (…)».