Milices, cache d’armes, grenade, chiens de guerre et sorcellerie, la Guinée serait-elle menacée par un député ?

mars 25, 2018 11:17
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Dans un courrier adressé au ministère de la justice, dont Guinéenews détient une copie, le député du principal parti d’opposition Guinéenne, Ousmane Gaoual Diallo, se dit prêt à répondre à la convocation de la justice, où elle veut et quand elle souhaite. Cela fait suite aux accusations qui pèseraient sur lui : « atteinte à la sûreté publique, importation d’armes et entretien de miliciens ».

« Je n’ai donc aucune intention de me soustraire à la justice, si elle le souhaite. Mais il faut éviter de mettre à mes trousses des assassins. Le juge qui souhaite m’entendre doit seulement déposer une convocation à mon domicile à Dabondy École. Et je viendrai illico à l’heure indiquée », a prévenu le député dans le courrier adressé au garde des sceaux.

Contacté, un responsable du gouvernement a dit qu’il n’est pas au courant et que c’est sa première nouvelle.

Mais qu’en est-il au juste ? Selon certaines indiscrétions, il serait reproché au député de Gaoual pour découverte présumée d’une cache d’armes à N’zérékoré ou à Gueckédou, dont il serait l’importateur. Et entretien d’une horde de miliciens, de mercenaires, de chiens de guerre et des plus grands sorciers du pays.

Ancien pratiquant des arts martiaux, on prêterait aussi au député du principal parti d’opposition le don de malmener des célèbres acteurs de cinéma réunis comme Van dame et Jet Li.

L’information n’est pas d’abord confirmée par les autorités mais elle donne froid dans le dos. Pour ses admirateurs, il s’agit d’une simple blague ou de l’intox. Mais pour son cercle d’amis, c’est une info à prendre au sérieux. Et plus les jours passent, plus l’accusation prend forme et devient de plus en plus précise.

En octobre 2017, l’État a soupçonné l’activiste de la société civile, Abdourahmane Sanoh, de pactiser avec le milliardaire israélien, Benny Steinmetz, pour déstabiliser la Guinée. Cette première accusation n’ayant pas prospéré, il a également indexé, en novembre 2017, le leader syndical, Aboubacar Soumah, d’être un « rebelle » et sa grève de « sauvage ». Cette grève une fois réglée, le député trublion de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, serait aujourd’hui dans le collimateur des autorités.

Ne se reprochant de rien, mais d’absolument rien, selon ses propres termes, l’homme se dit serein et souhaite la même chose à la justice. « Après deux arrestations antérieures, les juges savent désormais que je peux librement répondre à la justice sans aucune intention de me soustraire à ma responsabilité », a-t-il rappelé.

C’est pour dire, a-t-il encore conseillé, qu’il n’est pas nécessaire de mettre les gendarmes ou les policiers à ses trousses afin d’éviter que certains ne profitent pour le tuer ou maquiller cette mort en bavure ou en légitime défense.

Ne dit-on pas d’ailleurs, et à dessein, qu’il serait un expert dans le maniement des armes ?