Mines/Boffa : les agents de sécurité d’une société de sous-traitance de TCHEC en grève

septembre 2, 2019 7:22

Les agents de BCEPT, une société de sécurité privée recrutée par l’entreprise TCHEC, une sous-traitante de la compagnie minière chinoise CHALCO, observent depuis hier dimanche un débrayage sur le site de Soumbouya, un district relevant de Boffa, a-t-on appris.  En cause, les mauvais traitements dont ils seraient l’objet de la part de leur partenaire TCHEC. Une accusation que rejette catégoriquement cette dernière par la voix de son comptable.

« BCEPT est une société de gardiennage recrutée par TCHEC, une sous-traitante de l’entreprise CHALCO. C’est cette société (BCEPT, ndlr) qui nous traite de façon anormale. Si par exemple tu es payé à un million cent mille francs guinéens, BCEPT soutire un certain montant sur le salaire de chaque travailleur qu’elle engage. C’est pourquoi nous nous sommes révoltés et quand quelqu’un tombe malade, il est pris en charge par ses collègues. Il y a un employé qui est récemment tombé malade. On a appelé BCEPT, leur représentant, ce dernier n’a pas accepté et il nous a dit qu’il est en train de manger. Entretemps, nous nous sommes débrouillés pour l’amener à l’hôpital. Arrivé à l’hôpital, le chauffeur qui a transporté le malade à l’hôpital a été licencié et voilà les motifs de notre grève », a accusé Amadou Sylla, l’un des agents grévistes.

De son côté, le comptable de BCEPT Mamadou Youla comptable, s’insurge contre cette version et donne ses versions de faits : « cette grève a été déclenchée depuis hier dimanche…  Tout a commencé par la maladie d’un employé. Pendant que ce dernier était dans nos bras, on a été saisi pour un autre cas sur un autre site. Nous leur avons dit que nous sommes en train de prendre en charge le premier cas à l’hôpital tout en les rassurant que nous sommes en route pour récupérer le second. Pendant ce temps, les appels pleuvaient de toute part. C’est dans ce contexte, ils ont profité de l’arrivée d’un véhicule de la sécurité pour embarquer l’autre patient à bord. Alors que nous avons qu’on avait au même moment dépêché un autre véhicule au compte BCEPT pour aller chercher ledit malade. Mais les employés ont refusé à ce que leur collègue malade embarque dans notre voiture. Ils ont dit préférer l’accompagner eux-mêmes. Voilà d’où est partie la grève. Par la suite, nous avons invités aux négociations. Mais, ils nous ont dit qu’ils ne peuvent plus travailler avec BCEPT. Ils disent que BCEPT pompe dans leurs salaires. Et pour qu’ils travaillent avec BCEPT, celle-ci doit augmenter leurs salaires. Faute quoi, ils réclament le départ de BCEPT. Nous avons a discuté… Mais vu la pression exercée par la communauté sur l’interprète chinoise, celle-ci a décidé de suspendre notre contrat. »