Mines/Siguiri: les activités de la SMD paralysées ce mardi en raison de la colère des agents de LAGUIPRESS

mars 5, 2019 8:18

Durant toute la journée de ce mardi 5 mars, la principale voie menant aux installations de la Société Minière de Dinguiraye (SMD),- une usine située dans le district de Léro, sous-préfecture de Siguirini, à 100Km de la commune urbaine de Siguiri- a été barricadée par des agents de LAGUIPRESS, une société de gardiennage. Celle-ci assure la sécurité des installations de ladite société. (Photo d’archives)

Joint par la rédaction locale de Guinéenews à Siguiri, le maire de la commune rurale de Siguirini, Sékou Kéita confirme l’informe et confie que ce mouvement d’humeur est organisé par des agents de la société de gardiennage, LAGUIPRESS pour exprimer leur ras-le-bol après la réduction de leurs salaires.

« Ce sont des agents de LAGUIPRESS, une société évoluant dans le gardiennage, qui  sont actuellement en grève. Ils ont érigé des barricades sur toutes les voies d’accès à l’usine de la SMD », a-t-il affirmé

Par ailleurs, nous avons pu en fin de journée joindre par téléphone un des agents fondeurs de LAGUIPRESS qui,  sous le sceau de l’anonymat, nous a expliqués les mobiles exacts de leur manifestation de colère de ce mardi.

« Après la fin de notre contrat avec l’ATOP, la première société de gardiennage,  LAGUIPRESS est venue et a gardé l’ancien effectif. Mais le hic, c’est le fait qu’elle veut diminuer le salaire de 2 millions de francs guinéens à 1 million 200 cents mille. C’est pour cette raison que nous avons bloqué la route de l’usine », a-t-il confié.

Après cette matinée tendue, la direction de la Société Minière de Dinguiraye aurait ouvert des négociations avec les représentants des agents frondeurs ce soir en vue de trouver une issue à la crise, a rapporté à Guinéenews un agent de LAGUIPRESS ayant requis l’anonymat. En attendant un calme précaire règnerait sur place à Léro où les autorités locales ont fait déployer un renfort d’agents de sécurité venu de Siguiri.

Il faut souligner qu’à LAGUIPRESS, le chargé des recrutements qu’on a pu avoir au bout du fil la journée, s’est gentiment excusé arguant que la tension était telle qu’il ne pouvait se permettre aucun commentaire.