Ministère de la ville : le renforcement de la gouvernance locale urbaine au centre des débats

mai 5, 2018 11:52
0

Dans le cadre du 11ème FED, l’Union Européenne (UE) a appuyé le gouvernement guinéen, à travers le ministère de Ville et de l’Aménagement du Territoire pour la mise en œuvre du programme de développement et d’assainissement urbain de Guinée (SANITA). La présentation de ce projet a regroupé, vendredi 4 mai à Conakry, les acteurs du secteur et plusieurs autres experts dont l’ancien ministre Bana Sidibé, en vue d’examiner les objectifs visés.

Le projet a pour objectif global de contribuer au développement économique et social et à la résilience des populations à travers l’amélioration de la gestion de la qualité de vie de la ville. Il s‘agira, entre autres de renforcer la gouvernance locale urbaine, l’accès aux services d’assainissement de base des populations urbaines de Conakry et de Kindia.

La rencontre a permis d’échanger sur les différents volets du projet et de recueillir les points de vue des différentes institutions présentes afin d’améliorer le document final. Ce document, selon Claude Albert Ngomsi, Conseiller technique du bureau régional Afrique ONU habitat, doit être soumis à l’UE pour son soutien à l’initiative. « Nos moyens, c’est de trouver des ressources humaines nationales que nous allons accompagner pour examiner le schéma national d’aménagement du territoire et de donner des axes d’orientation. Il s’agit aussi de repenser le plan d’urbanisme de Conakry dans son sens de la vision 2040 », a indiqué l’expert onusien.

De son côté, l’ancien ministre Bana Sidibé dit avoir compris le souci du département de l’Aménagement du territoire de faire face aux problèmes d’assainissement qui, dit-il, sont importants dans la ville de Conakry et dans d’autres villes. « Le département a accordé toute l’assistance nécessaire aux services de la DATU pour monter ce projet. C’est un projet qui va concerner le traitement, l’enlèvement des ordures, l’organisation de la population pour l’amener à soutenir une politique d’assainissement dans la ville de Conakry », a souligné l’ancien ministre de l’Habitat.

Pour sa part, le Directeur national de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a rappelé que le volet développement des outils de planification du projet permet de traduire la vision Conakry 2040 en un schéma directeur. La Guinée étant dotée d’un schéma national d’aménagement du territoire depuis 1991, il s’agira, selon Ibrahima Camara, de faire une étude diagnostic de ce schéma pour définir les nouvelles orientations pour le futur schéma national d’aménagement du territoire. La dernière activité de ce volet porte sur un projet d’appui à la réjection des occupations précaires, des taudis et des occupations spontanées. Le deuxième volet assainissement va permettre d’avoir une décharge contrôlée avec l’UE et avoir la station d’épuration de Camayenne, a-t-il annoncé.

« L’autre activité plus importante, plus de 35 millions de dollars, c’est le projet qui sera piloté par la coopération belge, à travers ANABEL, pour le volet assainissement et désenclavement des quartiers avec des travaux à haute intensité. Il est prévu l’amélioration des points d’accès au point de regroupement, l’appui à Kindia pour avoir une décharge contrôlée liée à la collecte des ordures et tout ce qui concerne le drainage sur le long des axes qui vont être identifiés », a ajouté M. Camara.

Le coût du projet, pour ce qui est de l’appui au développement urbain sur financement de l’UE est d’environ 4 millions d’euros ; et le coût qui est lié à l’autre partie de SANITA, pour le désenclavement des quartiers, l’amélioration des points de regroupement et le drainage des eaux, et la construction des latrines dans les milieux défavorisés publics est autour de 35 millions d’euros. La durée du projet est de 44 mois.