Mise en circuit de nouveaux bus, les précisions importantes du ministère des Transports (droit de réponse)

août 6, 2018 2:02
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La Cellule de Communication du Ministère des Transports a appris avec beaucoup de surprise et d’incompréhension le contenu d’un article de presse intitulé << Transport urbain de Conakry : quel est le quota de répartition des bus sur les tronçons ?>> paru ce jeudi, 02 août 2018 sur le site d’informations : www.guineenews.org, dans lequel son auteur s’exerce à discréditer le processus de mise en circulation des nouveaux bus de Transport en commun, en parlant de marginalisation de l’autoroute  » le prince  ».
La Cellule de Communication dément toute entreprise visant à marginaliser un quelconque axe routier dans l’opération de mise en circulation des bus et dénonce un article de presse au contenu abstrait, léger et malveillant. Elle est d’ailleurs sérieusement préoccupée par les insinuations de l’article ainsi que le manque total de professionnalisme dont à fait preuve son auteur dans la collecte, le traitement et la diffusion de cet élément.

La Cellule précise par contre que le volume total des nouveaux bus à mettre en circulation a été reparti de façon égalitaire, soit 25 bus par circuit, entre les autoroutes  »Fidel Castro » et  »le prince » et que le quota alloué au second axe routier attend la fin des travaux de réfection des abris-bus et d’implantation des panneaux de signalisation y afférents pour être mis en service.

En procédant à la mise en circuit ce 1er août, sur l’autoroute  » Fidel Castro  », à la suite de la fin des travaux de réfection des abris-bus et des signalisations la concernant, de la tranche qui lui est affectée, le département a cru gagner en temps et soulager ainsi les difficultés de mobilité des populations qui pratiquent ce tronçon.

La Cellule s’interroge par ailleurs sur l’intérêt que peut rechercher monsieur le Ministre d’État ou le département des Transports, tel que l’insinue l’auteur de l’article sus-mentionné, en adoptant une attitude visant à marginaliser un axe routier pratiqué par des citoyens de la république, dans un processus d’amélioration de la mobilité urbaine de l’ensemble des populations.

La cellule de Communication rassure les usagers de l’autoroute  » le prince  » que les bus de Transport en Commun affectés à ce circuit le pratiqueront prochainement à la fin des travaux sus-indiqués.

Conakry, le 03 août 2018

La Cellule de Communication du Ministère des Transports

Mise au point de la Rédaction de Guinéenews à l’intention de la Cellule de communication du Ministère des Transports

Toute vérité n’est pas bonne à dire. La Cellule de communication du Ministère des Transports a une ligne d’attaque et d’auto-défense basée sur une paralogique décevante. Elle écrit : « La cellule de communication dément toute entreprise visant à marginaliser un quelconque axe routier dans l’opération de mise en circulation des bus et dénonce un article de presse au contenu abstrait, léger et malveillant. Elle est d’ailleurs sérieusement préoccupée par les insinuations de l’article  ainsi que le manque total de professionnalisme dont a fait preuve son auteur dans la collecte, le traitement et la diffusion de cet élément. »Aïe, aïe, aïe !

 Mais les faits sont flagrants. Même en citant les deux autoroutes, il y a marginalisation. L’emploi de ce mot ‘’marginalisation’’ venant d’elle, nous allons nous employer à lui en ôter l’envie par la relation d’une succession de faits indéniables. Ainsi, parlant des deux autoroutes ‘’Fidel Castro’’, elle a ‘’majusculisé’’ l’une et ‘’minusculisé’’  l’autre, puisqu’elle écrit ‘‘le prince’’. Doit-on lui rappeler que ‘le prince’’ est un nom propre. Voilà une première marginalisation, à moins que ce ne soit un manque de respect notoire pour cet axe.

Ensuite, les travaux d’implantation des panneaux et plaques, de réfection des abris et la mise en circulation des bus sur l’autoroute Fidel Castro n’est pas une première, mais jamais sur la route Le Prince. Cela dégage une odeur de marginalisation, puisque même sans ces infrastructures, rien ne pouvait empêcher les bus de circuler en même temps que les travaux, sur tous les tronçons. Sait-elle ce que veut dire « Production en parallèle », quand le temps est compté ? Il y a bel et bien une deuxième marginalisation.

 En réalité, elle ne veut pas reconnaître qu’il y avait une petite appréhension à cause des casseurs et vandales. Le ministère ne savait comment sensibiliser les jeunes de l’Axe, et pour cause… Qu’à cela ne tienne, EDG aussi avait craint pour ses lampadaires, mais quand l’utilité publique de ces lampadaire a été constatée, rien ne leur est arrivé. On ose penser qu’il en sera de même pour les bus.

La cellule de communication n’a parlé que de l’autoroute Fidel Castro et de Le Prince, elle a encore marginalisé la route du Niger et celle de Ratoma-Lambangni et suivantes. En voulant mal se défendre, elle commet une autre gaffe. Troisième marginalisation.

Ensuite, le tronçon Port-Dabompa raccourci de quelques hectomètres sur le trajet traditionnel depuis les premiers bus ‘’Carpenther’’ des années 66-68, qui venaient jusqu’à Lansanaya, est injustifiable pour les populations de ce  quartier-terminus mais aussi de Kountiya, jusqu’au KM-36. Quatrième marginalisation. On suppose qu’il n’en sera pas de même sur Le Prince, et que les bus iront jusqu’à Kagbélén, comme le train, pour ne pas que ces populations, qui font désormais partie de Conakry et qui sont des milliers, crient aussi à une cinquième marginalisation.

Par ailleurs, il serait extraordinaire que les bus fassent le circuit, le tour complet de Conakry du port au KM-36 et revenir par Kagbélén-Sonfonia-Hamdallaye et Sonfonia-Lambangni-Kaporo jusqu’au port, et inversement dans tous les sens. Voilà un circuit intéressant pour les cyclistes. Il y a deux petites côtes intéressantes pour les grimpeurs. Nous supplions Alpha Condé, redoutable en montagnes, d’intercéder en faveur de ce circuit auprès de Zagamor, qui a mordu son mors.

Ceci étant, ce qui est par contre malveillant de la part de la cellule de communication du Ministère des Transports, c’est le fait qu’elle ne communique pas sur ce qui est advenu aux centaines de bus depuis le temps de Lansana Kouyaté, et la raison pour laquelle la gestion leur a préféré les Turcs.

Et ne pas adopter ce circuit complet de Conakry pourrait être malveillant vis-à-vis des populations marginalisées, qui voudraient croire que le problème de transport est résolu une fois pour toutes, rien qu’à Conakry. Ainsi, leur ministre, qu’ils défendent si gauchement, aura de quoi épingler à sa collection de réussites, après la mise en fonction de la RTG-Koloma… Cependant, ce style de rédaction aéré et concis dans la malveillance est vraiment de la cellule de communication ? Bravo à elle, alors !

En attendant, ce qui a été fait au rabais a été dit à la hausse, Les populations ne sont pas enthousiastes de cette façon de procéder. Le manque de professionnalisme de l‘auteur mis en exergue par la cellule de communication du ministère le plus malfamé de Guinée, et ce n’est pas lui faire l’insulte de le dire, on est preneur. Pas de train, pas de rail, pas d’avion, pas d’aéroport, pas de bateau, les quelques bus qui sont tombés de Turquie sont encore dispatchés de manière irrationnelle, inconséquente et irréfléchie, et elle peut se considérer outragé par des critiques objectives partagées par une majorité de Conakrykas, quelle pruderie !